SansStéréotypes: Les choix scolaires et professionnels (SCF)

Info-lettre du Secrétariat à la condition féminine du Québec.

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Les choix scolaires et professionnels

Les garçons et les filles peuvent mettre à profit leur plein potentiel dans une multitude de domaines professionnels. Cela dit, les choix de carrières des jeunes sont encore très influencés par les modèles qui leur sont présentés.   Une ingénieure mécanique, un infirmier, pourquoi pas? Proposer des modèles diversifiés de femmes et d’hommes qui travaillent dans différents domaines offre aux enfants la possibilité d’envisager des options aussi nombreuses que variées et d’exprimer leur personnalité en s’affranchissant des stéréotypes associés à leur sexe. Pour en savoir plus…

LE SAVIEZ-VOUS ?

En 2018, les femmes gagnaient en moyenne 89 cents pour chaque dollar gagné par les hommes (Statistique Canada, 2019). Cet écart de salaire s’explique en partie par le fait que les emplois majoritairement féminins continuent d’offrir une rémunération inférieure à celle des emplois à prédominance masculine.

Une majorité de femmes se retrouve dans un nombre plus restreint de professions par rapport aux hommes. En 2017, près de 70% des filles inscrites à la formation professionnelle au secondaire (DEP) se concentraient dans deux domaines d’études, alors que les garçons se répartissaient dans une plus grande variété de domaines (CSF, Portrait des Québécoises, édition 2018).  

Les différences d’intérêts entre filles et garçons, et entre femmes et hommes, n’ont rien de biologique. Elles ne sont donc pas liées au sexe, mais à une éducation différente selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon.

Votre intervention peut changer les choses :

  1. Diversifiez les activités pour que les enfants cultivent toutes les compétences nécessaires à leur réussite scolaire.
  2. Amenez les enfants à acquérir une ouverture d’esprit par rapport aux choix des autres.
  3. Démontrez que le sexe d’une personne ne la restreint pas dans ses choix.
  4.  Démontrez aux enfants qu’il existe des modèles variés de travailleuses et de travailleurs (par exemple, une camionneuse et un infirmier).
  5. Invitez les jeunes à explorer différentes avenues qui reflètent leurs propres intérêts et compétences en matière de choix scolaires et professionnels.

Vous êtes parents?

Avec quelques changements simples dans vos interventions, vous pouvez favoriser l’épanouissement des filles et des garçons qui vous entourent.

Pour d’autres idées d’intervention, consultez la rubrique Que pouvons-nous faire?

Vous travaillez dans un service de garde éducatif à l’enfance?

Téléchargez ou procurez-vous le livre Tu peux d’Élise Gravel et faites-en la lecture avec les jeunes afin de les sensibiliser aux différentes manières d’exprimer leur personnalité, qu’ils soient filles ou garçons.

Vous travaillez en milieu scolaire?

Visionnez la capsule vidéo « Défi construction », de la Commission de la construction du Québec, qui met en lumière de façon ludique les avantages d’avoir une mixité dans les différents domaines de professions.

Explorez aussi notre boîte à outils Les choix scolaires et professionnels pour voir toute la variété des outils disponibles.

Le Québec est une femme capricieuse

Leduc,Louise (2008, 27 octobre). « Le Québec est une femme capricieuse ». Le Nouvelliste (Trois-Rivières).

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Leduc,Louise (2008, 27 octobre). « Le Québec est une femme capricieuse ». Le Nouvelliste (Trois-Rivières).

Au sortir d’une campagne électorale où le Bloc a réussi à bien s’accrocher, les Québécois n’ont pas très bonne presse au Canada, les chroniqueurs politiques nous attribuant la responsabilité de cet autre gouvernement minoritaire. Pour une psychanalyse politique « coast to coasts », étendez-vous, c’est par ici.

Les Québécois ont un « problème d’engagement ». Ce sont des profiteurs. Ils prennent le Canada pour un « guichet automatique » Ils ont un « blocage mental ». Ils sont omnibulés par leur « dogme collectiviste ». Et le drapeau du Québec, le temps d’un éditorial dans le National Post, devient « le drapeau de Maurice Duplessis ».

Depuis les dernières élections fédérales, le Québec essuie un tir particulièrement nourri de critiques, particulièrement du Globe and Mail et du National Post.

Le 18 octobre, Margaret Wente, chroniqueur au Globe and Mail faisait une Louise Deschatelets d’elle-même et écrivait toute sa chronique sous la forme d’un courrier du cœur. L’amoureux éconduit écrit avoir couvert d’argent sa belle, lui avoir donné un siège à l’UNESCO, l’avoir accompagné à l’opéra, au théâtre « et à tous ces galas de riches que je déteste ». En vain. Reviré de bord le gars. La courriériste lui demande alors si sa flamme n’aurait pas des difficultés à s’engager. « Peut-être ne fait-elle que vous utiliser. Avez-vous tous les deux songé à vous séparer ? »

Deux jours plus tard, dans le même journal, Jeffrey Simpson concluait sa chronique intitulée « Quebeckers’ mental Bloc » en demandant pourquoi Ottawa, après six victoires bloquistes, « devrait continuer à jouer un jeu qui lui est perdu d’avance ».

En entrevue, Jeffrey Simpson se défend bien d’avoir fait par là un appel à la séparation, mais ne cache pas qu’il est « frustré », frustré que Wilfrid Laurier à Gilles Duceppe, en passant par Pierre Elliott Trudeau, les Québécois, quand ils en ont la possibilité, vote toujours pour un Québécois. Or, Stephen Harper ne l’est pas et tout indique que les libéraux iront au front la prochaine fois avec un non — Québécois (Bob Rae, Michael Ignatieff ou Frank McKenna). Bref, pour encore un bout de temps, ça risque d’être bloc ou rien, analyse-t-il.

Racistes, alors les Québécois, à votre avis ? « Vous utilisez le mot raciste, pas moi. Moi je dis tout simplement que l’Histoire nous démontre que chaque fois que les Québécois ont eu le choix entre un parti dirigé par un Québécois et un non-Québécois, ils ont toujours opté pour le Québécois ».

Reproduite sur Internet, la chronique de Simpson a suscité une conversation nationale. Une vraie.

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Là-dessus, beaucoup, beaucoup de Québécois, des Canadiens anglais et même un gars de New Delhi (un Canadien exilé là-bas ?) qui y va de trois suggestions. Le Québécois, écrit-il, c’est a) un Tanguy qui vit aux crochets de ses parents et mange les tartes de maman sans rien donner en retour, b) le frère aîné de l’enfant prodigue qui menace de partir à son tour s’il ne reçoit pas plus, c) l’épouse infidèle qui reste avec son mari pourvoyeur tout en refusant de partager son lit ou ses responsabilités familiales.

L’image de la femme difficile pour décrire le Québec est récurrente. Pourquoi le Québec est-il une femme ? demande-t-on à Briane Gable, caricaturiste au Globe and Mail. « Bonne question ! lance-t-il en rigolant. C’est vrai qu’ici, quand on pense au Québec, on pense à sa culture, à sa sensibilité, des caractéristiques qu’on associe spontanément aux femmes. Et j’ai bien l’impression que quand les Québécois ferment les yeux et pensent au Torontois typique, ils pensent à un homme d’affaires, pas très sensuel et un peu ennuyeux ».

Première édition – Alerte

Les fêtes arrivent à grands pas. Des festivités remplies de joie et… de blagues communément appelées « jokes » de « mononcle ».

«Qu’est-ce qu’une femme qui a perdu son intelligence?
Une veuve»

On hésite entre le roulement « d’zyeux », le soupir d’exaspération ou le rire jaune. Et pourtant, ces genres de remarques s’accumuleront les unes après les autres, le tout en alourdissant l’atmosphère d’un malaise grandissant.

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Une brigade pour contrer le sexisme

Dans l’ordre, Marie-Pierre Lupien de la Collective des femmes de Nicolet, Maryse St-Arneault, agente de projet à la TCMFCQ, Mélanie Bergeron du Comité régional de développement social, Francyne Ducharme, directrice de la TCMFCQ et Ève Champagne de la MRC d’Arthabaska (Photo : http://www.lanouvelle.net)

La Table de concertation du mouvement  des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ) lance, avec ses partenaires, une campagne pour contrer le sexisme dans la région. Un projet qui prend la forme d’une nouvelle brigade d’intervention, la brigade SPI (Sexisme, pas ici).

Une campagne, avec un côté ludique, qui s’inspire des brigades américaines CSI. «C’est un projet pour contrer le sexisme au Centre-du-Québec pour qu’elle devienne une région où il n’y aurait pas de manifestations de sexisme», a indiqué Francyne Ducharme, directrice de la TCMFCQ,

Il s’agit d’un projet échelonné sur deux ans pour lequel le Secrétariat à la condition féminine du Québec a contribué à la hauteur de 100 000 $.

«Le projet, on l’a construit dans l’idée d’une mobilisation des partenaires et de la région contre le sexisme. C’est un mouvement de sensibilisation pour amener les gens à se demander s’il existe des comportements sexistes dans leur organisation et ce qu’ils peuvent faire pour les éliminer. Dans deux ans, on verra si c’était une utopie, si on est en route vers, ou si on devra réaliser un autre projet pour pouvoir contrer le phénomène», a précisé Mme Ducharme.

La campagne vise à sensibiliser sur ce qu’est le sexisme, sur ses différentes formes, à proposer des actions pour le contrer et à encourager les bonnes actions dans la région. «L’objectif est de mobiliser la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes», a confié l’agente de projet à la TCMFCQ, Maryse St-Arneault.

Maryse St-Arneault et Francyne Ducharme ont présenté le projet, mercredi, en conférence de presse au Musée Laurier. (Photo http://www.lanouvelle.net)

Le sexisme, a-t-on constaté, fait partie du quotidien. «Mais on ne s’en rend pas compte. On ne le réalise pas, et on ne réalise pas les conséquences néfastes sur les gens qui le subissent», a souligné Mme St-Arneault.

Ainsi, cette campagne de deux ans vise à sensibiliser les Centricois et Centricoises âgés de 18 ans et plus sur les différentes formes de sexisme, sur les conséquences que cela peut amener. «Et un point important, nous voulons encourager les gens à poser des actions positives, les encourager aussi à continuer dans leurs actions non sexistes», a-t-elle signalé.

À la manière d’une brigade policière CSI, les intervenants invitent les citoyens à s’engager à lutter contre le sexisme.

Et pour faire partie de la brigade SPI, différentes activités seront proposées au cours des deux prochaines années. En s’engageant, les citoyens recevront un macaron permettant de les identifier.

Parmi les activités à venir, figurent des ateliers de formation qui pourront prendre l’allure de l’analyse d’une scène de crime en lien avec le thème, des ateliers interactifs pour amener les participants à reconnaître ce qu’est le sexisme.

On élaborera aussi une charte antisexiste. On invitera les gens à la signer, à s’engager à des actions concrètes pour lutter contre le sexisme.

Durant la deuxième année, une exposition s’annonce. «Une exposition mobile d’œuvres dénonçant le sexisme, des œuvres qui  seront exposées dans les différentes MRC du Centre-du-Québec. Donc, l’exposition va se promener», a fait savoir Maryse St-Arneault.

Une manière, donc, de s’engager pour les artistes ou tout citoyen qui créera une œuvre.

À la fin de la deuxième année, on a prévu une journée de réflexion sur le sujet, de même qu’une soirée hommage. «On invitera les gens, les entreprises et organismes à s’inscrire, à dire ce qu’ils ont fait pour contrer le sexisme. Nous récompenserons ceux s’étant démarqués pour les féliciter de contribuer à un milieu égalitaire au Centre-du-Québec», a indiqué la chargée de projet.

Des capsules animées, une infolettre dénonçant les diverses formes de sexisme et des jeux-questionnaires sur les réseaux sociaux font partie aussi des actions mises de l’avant.

La TCMFCQ n’a éprouvé aucune difficulté à rallier différents partenaires autour de son projet. «Ça allait de soi. Cela fait partie de notre mission», a fait savoir Marie-Pierre Lupien de la Collective des femmes de Nicolet.

«Ce projet constitue un bel outil de sensibilisation pour aller plus loin, pour travailler à ce que les hommes et les femmes puissent vivre de façon égalitaire dans toutes les sphères de la vie», a confié Mélanie Bergeron du Comité régional de développement social.

Pour Ève Champagne de la MRC d’Arthabaska, «l’information et la sensibilisation représentent la meilleure façon de faire évoluer les mentalités et de mettre à la poubelle les façons de penser sexistes».

La Corporation de développement communautaire de L’Érable, le Pôle d’économie sociale Centre-du-Québec, la Table régionale de concertation des personnes aînées du Centre-du-Québec, Dentelle et crinoline et le Réseau des répondantes diocésaines à la condition des femmes du diocèse de Nicolet font partie aussi des partenaires.

Source: https://www.lanouvelle.net/2019/11/06/une-brigade-pour-contrer-le-sexisme/ / Claude Thibodeau, La nouvelle/L’union

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