Techniques de répartie contre le sexisme, l’homophobie et le racisme

Source: http://stopausexisme.eu/videos/

En promouvant l’égalité des sexes aux travail, JUMP contribue à résoudre les problèmes de discrimination fondée sur le sexe dans un environnement professionnel. JUMP croit fermement que les organisations créeront de la valeur ajoutée et atteindront des performances plus élevées de manière durable. Au-delà de l’impact qu’il a sur une organisation, JUMP générère également un impact social dans la communauté en créant une société plus égalitaire.

Comment on répond à des propos sexistes ? JUMP vous propose des alternatives de réponses !

  1. L’autodérision

2. L’insolence

3. La pirouette

4. L’alexandrin

5. Le compliment

6. La vérité

7. La question

8. Et c’est justement…

9. La fausse citation

Le mansplaning en 60 secondes

Plusieurs formes de sexisme existent. Notons, entre autre, le mansplaning ! Quand un homme connaît mieux les sujets uniquement vécus par les femmes. Exemple: la grosses et les règles.

Initiative du Conseil du statut de la femme Canada / Gazette des femmes

Ces mots sexistes du dictionnaire

Des militants français dénoncent certaines définitions jugées sexistes dans le Larousse 2020.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

Photo: https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/dictionnaires-quels-sont-les-nouveaux-mots-cette-annee_2752207.html

Selon le dictionnaire Larousse, une boulangère n’est pas une femme qui confectionne du pain, mais bien « la femme du boulanger ». Et on ne parle pas ici du Larousse de 1952, mais bien de celui de 2020. Des voix s’élèvent d’ailleurs, en France, contre les définitions sexistes contenues dans ce dictionnaire. Selon la linguiste Pierrette Vachon-L’Heureux, qui a travaillé à l’Office québécois de la langue française (OQLF), la France accuse un retard par rapport au Québec sur la féminisation du français.

Le fait que le Larousse considère une présidente comme la femme d’un président et une guerrière comme une jeune femme qui revendique avec agressivité et violence sa place dans la société n’étonne pas Pierrette Vachon-L’Heureux : Nous avons affaire à une autre collectivité que la nôtre. C’est une représentation de cette société, et on voit bien qu’il y a des choses qui traînent.

Dans la société française que l’on connaît, le machisme est plus installé que chez nous. Et ça, ça fait une différence dans ce que les gens veulent projeter dans leur langage. Pierrette Vachon-L’Heureux, linguiste

Au Québec, le changement de mentalité s’est amorcé dans les années 70. À l’OQLF, à cette époque-là, on a dû proposer des formes pour les fonctions, les métiers dans l’administration publique, se rappelle la linguiste. Alors, ça a donné un élan et c’est là qu’on s’est mis à proposer toutes sortes de formes féminines.

Ce changement est toutefois loin de s’être fait dans l’harmonie. Il y a eu beaucoup de réticences, à plusieurs endroits, mais ça s’est installé petit à petit, affirme Pierrette L’Heureux-Vachon.

Et cette réticence existe toujours à l’heure actuelle en France. La linguiste affirme même que certaines de ses amies françaises se sont fait réprimander pour avoir demandé de se faire appeler directrices.

Sous la pression des militants en France, les responsables du Larousse ont affirmé que des changements seront apportés à la définition de certains mots.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

TOUT PEUT CHANGER dans les coulisses du sexisme à Hollywood [Bande annonce]

https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/ Article du journal des femmes – Marie Dis.

Bande annonce de « Tout peut changer »

Synopsis : Tout peut changer est un documentaire qui révèle ce qui se cache derrière l’une des aberrations de l’industrie du cinéma américain : la sous-représentation des femmes à Hollywood. Le réalisateur Tom Donahue met en avant des décennies de discrimination à l’égard des femmes derrière et devant la caméra, grâce notamment à une méthode inédite d’étude des données chiffrées, avec, à l’appui, des centaines de témoignages accablants.  Plus important encore, le film cherche et propose des solutions qui vont au-delà de l’industrie du cinéma et bien au-delà des frontières américaines, à travers les témoignages de nombreuses voix d’Hollywood, dont Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon, Sandra Oh, Jessica Chastain, Chloë Grace Moretz, Shonda Rhimes, ou encore, Geena Davis, également productrice exécutive du film ; pour mettre en exergue ce qui peut et doit changer.

@ Marie Dis, Journal des femmes culture, https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/

Quelques statistiques

Source et lien d’auteure de l’article: Fédération des maisons d’hébergement pour femmes – « Quelques statistiques »

La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

La violence à l’égard des femmes est une problématique systémique dont l’ampleur est toujours inquiétante au 21e siècle, malgré les nombreuses avancées réalisées. Cette problématique dépasse le cadre de référence de la violence conjugale, car c’est de tout un système dont il s’agît. Un système de domination, qui prend source dans le patriarcat et se nourrit des inégalités, des valeurs, des religions et des lois, persiste encore aujourd’hui. C’est ce système d’inégalités, sur plusieurs plans, qui génère et maintien la violence faite aux femmes[MP1] . Toute action qui dévalorise les femmes,  ou perpétue leur inégalité vis-à-vis des hommes contribue à renforcer la tolérance de la société à l’égard de la violence faite aux femmes et minimise l’importance du problème. Reconnaître le contexte social de la violence faite aux femmes est nécessaire pour y fin.

Inégalité économique

En 2009, le revenu moyen des femmes était de 23% inférieur à celui des hommes, soit près de 10000$ de moins par année. Le salaire horaire moyen des femmes était de 13 % plus bas que celui gagné par les hommes. Pas moins de 63,4 % des personnes travaillant au salaire minimum étaient des femmes(ISQ, 2009). À cette faiblesse de revenu s’ajoute celle associée à la monoparentalité. Le revenu d’emploi des mères seules n’équivaut qu’à 68,7 % de celui des pères seuls (SCF, 2010).

Inégalités professionnelles

Même lorsque les femmes s’orientent vers une carrière typiquement masculine comme le génie, leur rémunération est moins élevée. La ségrégation professionnelle, est l’une des formes les plus pernicieuses d’inégalité sur le marché du travail puisqu’elle s’accompagne de moins bonnes conditions de travail et de rémunération inférieure dans les professions féminines (Boulet, 2013). En 2012, des 13 300 postes de cadres supérieurs au Québec, plus de 10 000 sont occupés par des hommes(Boulet. 2013). En 2007, les femmes accomplissent annuellement 19 % d’heures réelles de travail de moins que les hommes. Elles s’absentent quatre fois plus d’heures que les hommes pour des obligations personnelles ou familiales et perdent 24 % plus d’heures en raison de la maladie ou de l’incapacité (SCF, 2010).

Inégalités (violence) sexuelle

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment 96 % des victimes d’agression sexuelle. Dans leurs relations actuelles, une femme sur trois et un homme sur cinq rapportent être victimes de coercition sexuelle  (c’est-à-dire faire en sorte qu’une personne s’engage dans une activité sexuelle malgré sa propre volonté de la part de leur partenaire), tandis que une femme sur cinq et un homme sur quatre rapportent perpétrer de la CS dans leur couple (CRIPAS, 2010).

Inégalités domestiques

Selon les données du Recensement de 2006, de Statistiques Canada, les Québécoises assureraient 60% du travail domestique et elles représentaient 70% des aidantes naturelles. En 2005, dans la population de 15 ans et plus, les femmes consacrent 54 % de leurs heures productives au travail domestique et 46 % au travail professionnel, alors que c’est l’inverse chez les hommes (34 %, travail domestique; 66 %, activités professionnelles) (SCF, 2010).

Inégalités en santé

En 2005, en proportion, plus de femmes que d’hommes déclarent avoir au moins un problème de santé de longue durée (71,8 % des femmes, 63,6 % des hommes). Toujours en 2005, plus d’une femme sur quatre (26,0 %) comparativement à un homme sur cinq (19,5 %) affiche un degré élevé de détresse psychologique (intimement liée aux troubles mentaux)

L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes (SCF, 2010).

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