TOUT PEUT CHANGER dans les coulisses du sexisme à Hollywood [Bande annonce]

https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/ Article du journal des femmes – Marie Dis.

Bande annonce de « Tout peut changer »

Synopsis : Tout peut changer est un documentaire qui révèle ce qui se cache derrière l’une des aberrations de l’industrie du cinéma américain : la sous-représentation des femmes à Hollywood. Le réalisateur Tom Donahue met en avant des décennies de discrimination à l’égard des femmes derrière et devant la caméra, grâce notamment à une méthode inédite d’étude des données chiffrées, avec, à l’appui, des centaines de témoignages accablants.  Plus important encore, le film cherche et propose des solutions qui vont au-delà de l’industrie du cinéma et bien au-delà des frontières américaines, à travers les témoignages de nombreuses voix d’Hollywood, dont Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon, Sandra Oh, Jessica Chastain, Chloë Grace Moretz, Shonda Rhimes, ou encore, Geena Davis, également productrice exécutive du film ; pour mettre en exergue ce qui peut et doit changer.

@ Marie Dis, Journal des femmes culture, https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/

Quelques statistiques

Source et lien d’auteure de l’article: Fédération des maisons d’hébergement pour femmes – « Quelques statistiques »

La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

La violence à l’égard des femmes est une problématique systémique dont l’ampleur est toujours inquiétante au 21e siècle, malgré les nombreuses avancées réalisées. Cette problématique dépasse le cadre de référence de la violence conjugale, car c’est de tout un système dont il s’agît. Un système de domination, qui prend source dans le patriarcat et se nourrit des inégalités, des valeurs, des religions et des lois, persiste encore aujourd’hui. C’est ce système d’inégalités, sur plusieurs plans, qui génère et maintien la violence faite aux femmes[MP1] . Toute action qui dévalorise les femmes,  ou perpétue leur inégalité vis-à-vis des hommes contribue à renforcer la tolérance de la société à l’égard de la violence faite aux femmes et minimise l’importance du problème. Reconnaître le contexte social de la violence faite aux femmes est nécessaire pour y fin.

Inégalité économique

En 2009, le revenu moyen des femmes était de 23% inférieur à celui des hommes, soit près de 10000$ de moins par année. Le salaire horaire moyen des femmes était de 13 % plus bas que celui gagné par les hommes. Pas moins de 63,4 % des personnes travaillant au salaire minimum étaient des femmes(ISQ, 2009). À cette faiblesse de revenu s’ajoute celle associée à la monoparentalité. Le revenu d’emploi des mères seules n’équivaut qu’à 68,7 % de celui des pères seuls (SCF, 2010).

Inégalités professionnelles

Même lorsque les femmes s’orientent vers une carrière typiquement masculine comme le génie, leur rémunération est moins élevée. La ségrégation professionnelle, est l’une des formes les plus pernicieuses d’inégalité sur le marché du travail puisqu’elle s’accompagne de moins bonnes conditions de travail et de rémunération inférieure dans les professions féminines (Boulet, 2013). En 2012, des 13 300 postes de cadres supérieurs au Québec, plus de 10 000 sont occupés par des hommes(Boulet. 2013). En 2007, les femmes accomplissent annuellement 19 % d’heures réelles de travail de moins que les hommes. Elles s’absentent quatre fois plus d’heures que les hommes pour des obligations personnelles ou familiales et perdent 24 % plus d’heures en raison de la maladie ou de l’incapacité (SCF, 2010).

Inégalités (violence) sexuelle

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment 96 % des victimes d’agression sexuelle. Dans leurs relations actuelles, une femme sur trois et un homme sur cinq rapportent être victimes de coercition sexuelle  (c’est-à-dire faire en sorte qu’une personne s’engage dans une activité sexuelle malgré sa propre volonté de la part de leur partenaire), tandis que une femme sur cinq et un homme sur quatre rapportent perpétrer de la CS dans leur couple (CRIPAS, 2010).

Inégalités domestiques

Selon les données du Recensement de 2006, de Statistiques Canada, les Québécoises assureraient 60% du travail domestique et elles représentaient 70% des aidantes naturelles. En 2005, dans la population de 15 ans et plus, les femmes consacrent 54 % de leurs heures productives au travail domestique et 46 % au travail professionnel, alors que c’est l’inverse chez les hommes (34 %, travail domestique; 66 %, activités professionnelles) (SCF, 2010).

Inégalités en santé

En 2005, en proportion, plus de femmes que d’hommes déclarent avoir au moins un problème de santé de longue durée (71,8 % des femmes, 63,6 % des hommes). Toujours en 2005, plus d’une femme sur quatre (26,0 %) comparativement à un homme sur cinq (19,5 %) affiche un degré élevé de détresse psychologique (intimement liée aux troubles mentaux)

L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes (SCF, 2010).

Sexisme bienveillant ou galanterie ?

Source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/dessinatrice-emma-sexisme-bienveillant_fr_5dada51ae4b0f34e3a7929a8

*** Attention *** : le sujet de la galanterie est discutable selon la personne qui la reçoit. Les personnes plus âgées y seront sensible (voir de manière agréable). Le sujet est intéressant parce qu’il crée une réflexion est un certain débat !

L’article ci-dessous est créée par l’autrice Emma qui a déjà illustré la charge mentale des femme qui a connu un succès sur les réseaux sociaux.

L’autrice Emma, connue pour son travail sur la charge mentale, sort ce jeudi 24 octobre une nouvelle BD intitulée « Des princes pas si charmants et autres illusions à dissiper ensemble! »

Si l’on parle de charge mentale aujourd’hui en France, c’est en grande partie grâce à elle. L’autrice féministe Emma, à qui l’on doit déjà trois bandes dessinées sur le sujet, revient ce jeudi 24 octobre avec la parution en librairie d’un quatrième tome intitulé “Des princes pas si charmants, et autres illusions à dissiper ensemble”.

Privilèges masculins, stratégies d’évitement ou encore histoire de la division des classes. Dans ce nouvel ouvrage, la blogueuse de 37 ans élargit le spectre des oppressions. Et ce n’est pas tout. Elle revient aussi sur une notion très largement méconnue, celle du “sexisme bienveillant”.

“Cela revient à traiter les femmes comme des petites choses à protéger”, explique cette dernière au HuffPost. On va ainsi valoriser certaines qualités dites féminines, comme la communication ou l’écoute, tout en leur refusant un gain d’autonomie. Une pratique qui s’inscrit aussi bien dans la sphère professionnelle que personnelle, précise la connaisseuse.

La galanterie peut en être une expression. Mais pas que. “On est vraiment très contents de t’avoir. Tu es sympathique, souriante. Ta présence égaye l’étage”, a par exemple confié un employeur à Emma au moment de son entretien individuel annuel. Mais rien, vraiment rien, sur son boulot au quotidien.

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Sexisme et violence

Source: hhttps://www.bienetrealecole.ca/modules-de-formation/equite-et-education-inclusive/comprendre-le-sexisme-le-racisme-et-lhomophobie/sexisme-et-violence

Un grand nombre de personnes croient que le sexisme a été éradiqué et que les femmes ont droit à la pleine égalité. Les filles et les jeunes femmes de classe moyenne ont beaucoup plus de débouchés et d’options qu’il y a 40 ans. Elles réussissent dans une multitude de professions. Un grand nombre d’entre elles ne s’identifient pas comme étant féministes. Selon elles, il n’est plus nécessaire de se battre pour atteindre l’égalité de nos jours.

En examinant la situation de plus près, on se rend compte que cette affirmation est fausse. Lorsqu’on expose les problèmes sociaux touchant les femmes au Canada, il est évident que les inégalités sociales sont toujours présentes. La fréquence des agressions sexuelles et de toutes les formes de violence contre les filles et les femmes est un autre indicateur clé et une conséquence dévastatrice de l’inégalité. (Voir le rapport intitulé « Inégalité des femmes au Canada » publié par L’alliance canadienne féministe pour l’action internationale.)

Le sexisme n’a pas disparu, il prend plutôt de nouvelles formes. Les manifestations contemporaines du sexisme sont toujours liées à l’inégalité des femmes.

PLUS D’INFORMATIONS

Pourquoi il faut arrêter de dire aux femmes qu’il est dangereux de voyager seule

Source: https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/2020/01/24/pourquoi-il-faut-arreter-de-dire-aux-femmes-quil-est-dangereux-de-voyager-seule / auteure: Lucie Azema / 24 janvier 2020

Non seulement c’est sexiste, mais en plus c’est faux.

Les femmes ont longtemps été écartées des voyages au long cours et des « grandes explorations ». Certaines ont réussi à s’y glisser, comme Jeanne Barret, mais à la seule condition de se faire passer pour des hommes. Ces derniers se sont longtemps gardé les possibilités d’exploits et se sont ménagé des espaces non mixtes où les femmes étaient réduites à des objets de superstitions et de craintes (notamment dans le milieu maritime) – voire à des objets tout court.

Progressivement, les femmes se sont mises à voyager autant que les hommes, de plus en plus loin et de plus en plus seules. Leur éviction du voyage a disparu sur le plan légal, mais persiste sous couvert de « bienveillance » : voyager seule pour une femme serait une chose beaucoup plus dangereuse que pour un homme.

L’aventure, une affaire d’hommes

Aux hommes les grands espaces, les échappées belles et les plaisirs de la solitude consentie. Pourtant, les risques du voyage existent pour eux aussi. Mais dans leur cas, c’est romantique, ça relève du dépassement de soi, c’est l’aventure avec un grand A.

La femme, quant à elle, c’est celle qui reste. A l’image de Pénélope qui attend fidèlement Ulysse pendant que celui-ci enchaîne les aventures et les exploits. L’héroïsme de Pénélope réside dans son attente, sa patience, son immobilité. Le voyage est censé être dangereux pour les femmes, on leur répète qu’elles vont à l’avant de grands dangers. En revanche, il est leur est recommandé de s’anéantir dans l’amour et dans l’attente de celui-ci.

La grande force de ce modèle est de faire apparaître les contre-histoires (on aurait même envie d’écrire les contre-destins) comme exceptionnels. Alors oui, en un sens, ils le sont : pour une femme, jouir pleinement de sa liberté de mouvement – et de sa liberté en général – requiert un élan supplémentaire. Le coût social, psychologique et relationnel est bien plus grand que pour un homme.  Mais cette vision appliquée à un argumentaire sexiste et misogyne revient à affirmer qu’une femme qui voyage seule prend des risques inconsidérés, que dans le meilleur des as elle est inconsciente – sinon qu’elle est immorale.

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