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C’est quoi pour toi être une femme en 2020?

« Dans le cadre de l’initiative C’est pour elles aussi de Oxfam-Québec et de la nouvelle campagne #ParitéSVP, je vous partage c’est quoi pour moi être une femme en 2020! Merci à toutes les belles personnes qui m’ont aidé à peaufiner cette vidéo, et à la toute spéciale Mariska Salvatovitch pour sa nouvelle passion de caméra-woman et son joli appartement.» – Éloïse Guillemette.

Note de l’auteure: « ****** Important ****** Après revisionnement, je tiens à m’excuser pour le mauvais emploi d’un mot dans la phrase  » Pis si j’ai le système gynécologique similaire à une majorité d’entre nous, je pense que c’est davantage le système social (…)  » J’aurais du dire l’appareil GÉNITAL ou système reproducteur, la gynécologie se référant uniquement au sexe féminin. On peut totalement être une femme et avoir un système reproducteur masculin. Ce n’est pas ce qu’il y a dans nos bobettes qui nous identifie.»

Dans le cadre de la campagne C’est pour Elles aussi! d’Oxfam-Québec, 8 jeunes dénoncent les stéréotypes discriminatoires que véhiculent les médias. Cette campagne de sensibilisation est un projet financé par le gouvernement du Québec.

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Allocation canadienne pour enfants: une politique «sexiste», mais nécessaire

Source: Article complet – Huffpost – Émilie Clavel.

Le fait d’assumer que les femmes sont les principales responsables des soins de l’enfant peut même « sauver des vies »!

Un article paru dans le Huffpost ce 6 janvier 2021 dénonce l’Allocation canadienne pour enfant (ACE) qui semble être une politique sexiste. Par défaut, la politique sous-entend que ce sont « les femmes les principales responsables des soins et de l’éducation des enfants. Mais que cela peut sauver des vies! »

«Lorsqu’un parent féminin et un parent masculin habitent au même domicile que l’enfant, le parent féminin est habituellement considéré être le principal responsable des soins et de l’éducation de l’enfant», peut-on lire sur le site web de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Dans les couples hétérosexuels, c’est donc la mère qui doit présenter la demande d’ACE, sans égard à la façon dont les tâches sont divisées au sein de leur famille. »

— Sarah Bull, professeure adjointe à l’université Ryerson en Ontario

Sarah Bull, professeur adjointe à l’université Ryerson en Ontario a fait cette découverte en venant s’installer au Canada avec son mari et son jeune fils. Contrairement aux rôles traditionnelles, madame Bull travaille à temps plein et c’est son conjoint qui s’occupe de l’enfant à la maison. Cependant, le gouvernement du Canada a répondu  » qu’en tant que femme dans un couple hétéro, elle était responsable de la paperasse liée à leur enfant et en tant que partenaire masculin, le conjoint ne peut présenter une demande en ligne » pour l’Allocation. Et cela, malgré le fait que toutes les déclarations de revenus soient fait conjointement.

Mme Bulle a communiqué à plusieurs reprise avec l’ARC pour comprendre les raisons de versements interrompus inexpliqués. Mais comme le conjoint n’est pas autorisé à faire les vérifications au dossier, c’est à elle que revient la tâche de chercher les explications.

«C’était très frustrant de devoir gérer tout ça, alors que dans notre famille, c’est principalement mon mari qui s’occupe de ces tâches»

Sarah Bull

Il est possible de permettre au conjoint de gérer le dossier liés à l’ACE. Cependant, la méthode n’est pas simple. Madame Bull aurait du écrire une lettre qui atteste que son époux est le principal responsable des soins de l’enfant. Hors de question d’envoyer le document par courriel ! La lettre doit être postée !

Selon Katherine Scott, chercheuse senior au Centre canadien de politiques alternatives (groupe de réflexion progressiste qui s’intéresse à la question de la justice sociale) précise que le but précis de cette motivation est tout autre sauf sexiste.

Cet argent est une source de revenus dont de nombreuses femmes ont désespérément besoin. Ça remonte aux premières allocations familiales, créées tout juste après la Deuxième Guerre mondiale, cette époque, la pauvreté infantile battait des records, alors que beaucoup de pères de famille avaient perdu la vie sur les champs de bataille, laissant leur famille sans source de revenu.

Katherine Scott, chercheuse senior au Centre canadien de politiques alternatives

« La seule source indépendante de revenus pour de nombreuses femmes mariées. Elle devenait une avancée importante pour les droits et l’autonomie financière des femmes. » Aujourd’hui, par contre, beaucoup de familles ne correspondent plus avec le stéréotype selon laquelle la mère est uniquement en charge des enfants. Mais la politique continue de respecter ce règlement puisqu’elle permet à des femmes en situation d’abus d’avoir accès à des fonds sur lesquels le conjoint n’a pas d’emprise.

«Des employées de refuges pour femmes me disent que c’est le seul argent que ces femmes ont à leur nom. Ça sauve des vies»

Katherine Scott

Actuellement, avec la pandémie, ce sont « les femmes avec des jeunes enfants qui ont connu l’un des plus grands retraits de la population active ». Ce sont elles qui ont quitté leur emploi et réduit leurs heures de travail pour s’occuper des enfants quand les écoles et les garderies ferment.

Une charge mentale qui pèse

Même si les raisons sont justifiées pour une telle politique au gouvernement fédéral, Mme Bull estime « que le langage utilisé sur le site de l’ARC contribue à véhiculer des stéréotypes genrés nocifs. »

«Ce langage est très puissant, estime celle qui est d’ailleurs titulaire d’un doctorat en langue anglaise. Ça suggère que les femmes sont toujours les principales responsables des soins des enfants et, surtout, qu’elles devraient toujours l’être.»

— Sarah Bull

Une politique, selon elle, qui participe à l’alourdissement de la charge mentale des femmes.

«Les femmes qui sont sur le marché de l’emploi doivent déjà composer avec la présomption qu’elles sont le parent principal de manière informelle, dit-elle. Les garderies, par exemple, vont souvent appeler la mère en premier, même si ce n’est pas le premier nom de la liste de contacts d’urgence.»

Sarah Bull

Katherine Scott rappelle que ce sont encore les femmes qui s’acquittent de manière disproportionnée des tâches reliées aux soins de l’enfant.

  • Les femmes consacrent 3,9 heures par jour aux tâches non rémunérées
  • 1 heure 1/2 de plus que les hommes
  • l’Assemblée nationale du Québec a reconnu par une motion l’importance du travail invisible des femmes

«[L’ACE] ne fait donc que reconnaître cette réalité, estime Katherine Scott. Mais c’est vrai qu’elle renforce aussi la perception [que les soins des enfants sont une responsabilité féminine].»

— Katherine Scott

Toujours selon la chercheuse Katherine Scott, « le gouvernement de Justin Trudeau devra se pencher sérieusement sur les besoins économiques particuliers des femmes. Nous sommes toutes traitées comme si nous étions des travailleuses autonomes qui n’avons pas ces responsabilités domestiques et de soins. Mais la réalité continue évidemment d’être que les femmes s’acquittent de ces responsabilités de manière disproportionnées. »

Pour lire l’article dans son intégralité, c’est par ici.

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Le sexisme de la Révolution tranquille

Source: https://www.lapresse.ca/societe/2020-12-29/le-sexisme-de-la-revolution-tranquille.php / Mathieu Perreault – La Presse

PHOTO FOURNIE PAR LE PENSIONNAT DU SAINT-NOM-DE-MARIE
Classe du collège classique au pensionnat d’Outremont en 1956-1957

Un article paru le 29 décembre 2020 dans La Presse et écrit par Mathieu Perreault, explique le changement « radical » à la tête des écoles. Alors que des « centaines de femmes, des religieuses dirigeaient les écoles et les hôpitaux […] la laïcisation les a remplacées par des hommes, le reléguant à un rôle secondaire. » Un constat émis par plusieurs historiens et sociologues et cela depuis 40 ans.

Selon l’auteur, c’est avec la Révolution tranquille que la formation offerte aux professeurs du primaire et secondaire a été confiée aux Universités.

 « Les religieuses qui dirigent les écoles normales et y enseignent sont renvoyées à l’enseignement. Et les religieux des écoles normales se font offrir des postes à l’université. On lit dans les témoignages celui d’une directrice d’école normale qui se retrouve à enseigner en troisième année. » Et pourtant, les religieuses ont fait d’énormes efforts pour être à la fine pointe de la pédagogie. « Elles ont 71 doctorats, 265 maîtrises, 1165 licences, énumère Mme Dumont. Leurs ordres les envoyaient étudier en Europe, aux États-Unis. Et on prétend qu’elles ne sont pas compétentes. » Un tabou entoure toutefois la question. « Les religieuses disent les choses à mots très couverts. Elles ont un charisme de service, il ne leur viendrait pas à l’idée de se plaindre de l’injustice dont elles sont victimes. Les directeurs d’école et les syndicats s’unissent pour leur montrer la porte. »

  Micheline Dumont, historienne émérite de l’Université de Sherbrooke qui a été l’une des premières à décrire le sexisme de la Révolution tranquille envers les religieuses.

Le but de ces changements étaient, entre autre, de laïciser le Québec. Cependant, les religieux étaient vu avec plus de respect et ont pu garder leur poste. Par contre, par moment, l’État fait appel à nouveau aux religieuses pour gérer des problèmes dans les nouvelles polyvalentes.

« À la polyvalente Jeanne-Mance, on doit demander à une religieuse des Saints Noms de Jésus et de Marie de redresser la situation après que la direction laïque s’en révèle incapable, dit Des religieuses de l’école de musique Vincent-d’Indy sont sollicitées pour redresser le Conservatoire de Rimouski. On s’attendait à ce que les religieuses prennent leur retraite ou démissionnent, mais parfois on a besoin d’elles. »

Dominique Laperle, professeur au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) à Outremont et auteur d’une biographie du PSNM publiée à son centenaire en 2005.

À la tête des hôpitaux

Le même constat se fait aussi dans les milieux hospitaliers qui étaient à prime à bord tenues par des religieuses.

« Quand le gouvernement a décidé de donner un salaire aux religieuses qui dirigeaient des hôpitaux laïcisés, des hommes, et quelques femmes, sont arrivés pour avoir ce salaire et les remplacer,  je commençais à l’époque. […] Les esprits qui arrivaient au C.A. n’avaient plus les valeurs de respect du patient, mais des idéologies politiques, économiques et syndicales. On venait de construire deux maisons pour les religieuses qui travaillaient avec les patients, elles ont toutes dû abandonner les patients, on a vendu les maisons. »

– Soeur Claire Houde, des sœurs de la Providence, qui a été témoin de la cession de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, aujourd’hui Louis-Hippolyte-Lafontaine, en 1973.

Selon Marie-Claude Thifault de l’Université d’Ottawa, ce ne sont pas uniquement les religieuses qui écopent.

« À Albert-Prévost, on montre la porte à Charlotte Tassé, une infirmière qui était directrice générale. Les jeunes psychiatres qui ont des ambitions politiques, qui vont devenir ministre comme Camille Laurin, ne tolèrent pas les femmes. Ils disent que les religieuses ne veulent pas avoir des soins modernes, mais elles réclament depuis longtemps les fonds pour faire les réformes qui finalement sont financées dans les années 70, les cliniques externes, par exemple. C’est la même chose à Sainte-Justine, les femmes laïques qui dirigent depuis la fondation se font tasser. On a accepté la compétence féminine quand elle était anonyme et gratuite, mais dans l’administration des hôpitaux, on ne semble pas accepter qu’elle soit associée à un salaire de cadre. C’est une entreprise généralisée pour mettre les femmes en état d’autorité à la porte. 

Marie-Claude Thifault de l’Université d’Ottawa

Rétrogradation et vocations

Les chercheuses affirment que la « crise » des vocations auraient été moins grave si les religieuses avaient pu continuer à jouer un rôle dans les écoles et les hôpitaux, comme le précise l’auteur de l’article.

On leur a enlevé leur rôle social. Des fois, c’était pour avoir une carrière, un rôle social, autant que par foi catholique. Quand on enlève ces possibilités de fonction sociale, ça devient moins intéressant.

Mesdames DUmont, Thifault et Charles

Malgré la modestie inculqué aux jeunes femmes, une conception unique des relations entre sexes, celles-ci pouvaient donner l’impression d’être rétrograde. Cependant, elles restaient des modèles de femmes qui enseignaient la sciences.  » Des modèles inspirants » selon Louise Bienvenue de l’Université de Sherbrooke.

Depuis, les collèges classiques féminins ferment mais pas ceux des religieux qui deviennent des cégeps.

En chiffres

55 %

Proportion de femmes à la direction d’écoles primaires au Québec en 1960

33 %

Proportion de femmes à la direction d’écoles primaires au Québec en 1980

Source : Recherches féministes

Une version antérieure de ce texte indiquait que le cégep Maisonneuve était auparavant un collège classique féminin, il s’agissait plutôt du cégep de Rosemont; et ne donnait pas assez de détails sur l’origine du cégep Ahuntsic. Nos excuses.

Pour lire l’article complet: https://www.lapresse.ca/societe/2020-12-29/le-sexisme-de-la-revolution-tranquille.php

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La COVID-19 : un impact majeur sur la qualité de vie et la santé des femmes au Québec

Source: ASPQ

La pandémie de COVID-19 a amené son lot de conséquences graves sur la santé et la qualité de vie des femmes. De plus, elle creuse davantage les inégalités existantes entre les femmes et les hommes. Un constat que dresse le rapport réalisé par l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et l’Observatoire québécois des inégalités (OQI) et plusieurs autres partenaires.

« Le sondage révèle que plus de femmes que d’hommes ont perdu leur emploi, soit temporairement soit définitivement durant la crise sanitaire. Elles vivent une grande précarité sociale qui leur fait craindre de ne pas pouvoir faire face à leurs obligations financières, ce qui a des répercussions majeures sur leur santé physique et mentale », constate Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ. Elle ajoute également que : « Les femmes qui ont gardé leur emploi ont dû transformer complètement leur quotidien. S’occuper des tout-petits et accomplir leurs tâches professionnelles en parallèle est extrêmement complexe : tout en diminuant leurs heures de travail, elles doivent répondre aux mêmes objectifs et contourner les problèmes engendrés par la fermeture des écoles et des services de garde ou la suspension des activités de loisirs des enfants. »

ASPQ

De plus, la recherche nous apprend que « toutes les sphères de la vie des femmes sont affectées par la crise sanitaire. Mais les inégalités existantes en matière d’emploi se sont aggravées et cette aggravation fait même craindre un recul de l’égalité entre les sexes ». (Sandy Torres, OQI)

Pour lire le rapport complet, c’est par ici !

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Principales caractéristiques des stéréotypes

Source: http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/Stereotypes/resume-entre-le-rose-et-le-bleu.pdf

Conseil du statut de la femme en collaboration avec l’IREF.

RÉDUCTEURS – Ils reposent sur une simplification abusive des réalités qui échappent à une connaissance directe.

CRISTALLISÉS – Ils sont un « prêt-à-penser » rigide et non conforme à la réalité. Ils peuvent évoluer pour permettre une reproduction à l’identique et faire place à l’adaptation au changement social.

AUTOSUFFISANTS – Permettent une économie de réflexion (c’est vite fait !)

GLOBALISANTS – Ils se prêtent peu à une pensée différenciée.

RÉPÉTITIFS – Ils sont repris à l’identique sans considération des circonstances et des réalités plurielles.

UNIFORMES – Au sein d’un même cadre de référence, ils sont appelés à varier selon la position des sujets et des groupes dans les rapports sociaux, les contextes et les enjeux soulevés;

ÉVALUATIFS – Ils sont rarement neutres et leurs effets peuvent être difficilement positifs dans la négociation de rapports sociaux de classe, de race et de sexe.

Pour lire le document complet, c’est par ici.

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Une œuvre collective pour dénoncer le sexisme (Nouvelle.net)

Source: https://www.lanouvelle.net / Parue le 2 décembre 2020

Notre collaboratrice, Eve Champagne, artiste

La Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ) innove en invitant la population du Centre-du-Québec à participer à la création d’une œuvre artistique collective dénonçant le sexisme. Le tout en faisant un léger pied de nez à la pandémie de la COVID-19 qui sévit actuellement.

Jusqu’au 20 décembre inclusivement, la population est invitée, via un formulaire en ligne (https://bit.ly/36drVpK), à suggérer un mot ou une courte phrase qui illustre sa vision du sexisme ou les impacts que cette forme de discrimination peut avoir sur une femmes.

Le 20 décembre, les réponses récoltées seront remises à une artiste féministe de la région pour la réalisation d’un tableau 24X48, ce qui en fera une oeuvre percutante. Une vignette accompagnera l’œuvre sur les lieux où elle sera exposée afin d’en expliquer la signification et pour afficher les noms des participant.e.s. Il est aussi possible de participer de manière anonyme.

Un défi que l’artiste Eve Champagne n’a pu refuser.

«Je réalise mes tableaux à partir d’éléments qui m’inspirent. Que ce soient des sentiments, une image ou des mots. Je pratique d’ailleurs beaucoup le journal d’art ou les mots ont souvent une place prépondérante. C’est donc un défi intéressant pour moi, d’autant plus que le projet permet de sensibiliser au sexisme et aux inégalités qui persistent encore chez nous. C’est un sujet qui me tient vraiment à cœur.»

— Eve Champagne, Art’Eve

Pour l’agente de projet et des communications de la TCMFCQ, Maryse St-Arneault, cette méthode encourage la population à prendre la parole sur la place publique. «Généralement, les revendications sont réfléchies et proposées par les organismes. Par la suite, on encourage les gens à les porter. Alors que là, ce qui est vraiment intéressant, ce sont les personnes qui expriment leurs idées selon leur réalité, leur vécu ou leurs valeurs. L’œuvre devient un message qui va au-delà d’une simple perception d’un groupe.»

Le projet Sexisme, pas ici est une initiative de la TCMFCQ, financée par le Secrétariat à la condition féminine du Québec, lancée le 6 novembre 2019 et il se déroule sur deux ans.

La TCMFCQ est un regroupement féministe voué à la défense collective des droits. Reconnue comme l’instance régionale en matière de condition féminine, elle agit dans plusieurs domaines qui touchent aux conditions de vie des femmes.

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POUR UNE RELANCE FÉMINISTE ET INCLUSIVE

Montréal, le 12 novembre 2020 – En ce jour de mise à jour économique, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) interpelle la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest pour leur demander de ne pas reproduire les erreurs du passé et de proposer une relance juste, c’est-à-dire féministe et inclusive.

« En fait, nous posons trois questions aux ministres : Connaissez-vous les effets de la pandémie sur l’ensemble des femmes au Québec? Votre relance répond-elle aux besoins de toutes les femmes, particulièrement celles affectées par la pandémie? Votre relance limite-t-elle la participation des femmes à la reprise? » explique Linda Crevier, présidente du RTRGFQ.

Selon l’organisme et ses allié·e·s, une analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle permettrait de répondre de façon satisfaisante à ces questions et d’éviter les écueils trop souvent vus dans les plans de relance des dernières années où sont priorisés les secteurs d’emplois à majorité masculine et dont on ignore commodément les impacts négatifs sur une partie de la population ou sur l’environnement.

Les mesures d’austérité des dernières années ont causé nombre de problèmes mis en lumière par la pandémie (sous-financement en santé et en éducation, perte de notre filet social menant à un appauvrissement et à davantage d’inégalités sociales, etc.) et la réponse inadéquate des gouvernements face à la crise sanitaire contribue à perpétuer les inégalités sociales dans les régions. Devant ces constats, le RTRGFQ demande aux ministres : à quand un plan de relance réellement bénéfique pour l’ensemble de la société? Afin d’attirer l’attention sur ce questionnement et les solutions qu’elles proposent, les Tables régionales de groupes de femmes, dont la Table de concertation du mouvement des femmes Centre du Québec (TCMFCQ) tiennent aujourd’hui plusieurs actions d’éclat dans diverses régions du Québec. Leur but : mettre en lumière les réalités singulières que vivent les femmes et les difficultés rencontrées par celles à la croisée d’oppressions et demander qu’elles soient prises en compte par leur gouvernement.

« Ce que nous demandons aux ministres, c’est une relance féministe et inclusive explique Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au RTRGFQ. Aucune raison ne peut expliquer l’absence de prise en compte des besoins des femmes dans la relance et il serait inacceptable que leur rôle dans cette reprise ne soit pas à la hauteur de leur participation sociale à la lutte contre la pandémie ».

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Pour informations et demandes d’entrevues   

Éliane Legault-Roy,
Relationniste
Cell.: 514 692-4762
eliane@beteferoce.com
Francyne Ducharme,
TCMFCQ
Tél.: 819 758-8282
francyneducharme@icloud.com
pour informations

Pour télécharger les outils, c’est par ici !

La TCMFCQ a envoyé le manifeste via le courrier, ce 12 novembre 2020.

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Les erreurs sexistes de l’archéologie

On retrouve le sexisme, même dans la méthodologie scientifique des archéologues. Celui-ci contribue à d’importantes erreurs dans l’analyse de certaines tombes. La vidéo ci-dessous explique en détail la problématique.

Si vous ne voulez pas regarder la vidéo au complet, je vous mets un petit résumé des grandes lignes ci-dessous.

Les erreurs sexistes de l’archéologie

La vidéo reprend une étude de Chloé Belard en 2014 qui démontre que les schémas traditionnels d’interprétation sont encore très présents actuellement dans la méthodologie scientifique des archéologues. Pour démontrer la problématique, elle a travaillé sur l’exemple des complexes funéraires de l’âge de Fer (6e et 3e siècle avant notre ère) en Champagne. Particulièrement sur les tombes de femmes. Ce terrain d’étude est utilisé pour montrer pourquoi ces anciennes méthodes traditionnelles ne fonctionnent pas et induit les scientifiques en erreur. Elle propose, d’ailleurs, une nouvelle méthode qui a pour but de se débarrasser des clichés qui créent ces erreurs.

La méthode traditionnelle provient du 19e siècle. Elle consiste à analyser les objets qui sont enterrés avec le défunt dans la tombe et on vérifie si les objets sont connotés féminins ou masculins pour déterminer le sexe du défunt. Pour les archéologues, les objets sont les items importants pour les collections et les musées. Ces objets sont interprétés avec le prisme des auteurs gréco-romains qui définit le modèle de pensées universel. Dans cette optique, on peut prendre l’exemple qu’un homme est un guerrier, il est chef de famille alors que les femmes sont toujours représentées comme un groupe homogène est présenté comme la fille de, la mère de. Et cela pour tous les peuples.

Donc, par défaut, dans la tombe d’un homme, il devrait y avoir des armes et dans celle de la femme, des bijoux.

Cependant, dans la réalité, il est possible de retrouver dans les tombes des armes et des bijoux. Il existe aussi des tombes de femme sans parures et des tombes d’hommes sans armes !

La méthode est mauvaise puisqu’elle suppose que le principe pour différencier les hommes et les femmes est intemporel, naturel et constant d’un peuple à l’autre.

Les études de genre (Gender studies)

Tout d’abord, définissons quelques termes qui seront importants pour comprendre la proposition de la nouvelle méthodologie pour l’analyse de Madame Chloé Belard.

Les études de genre, c’est l’étude de ce qui fait les caractéristiques de chaque genre dans la société. Il y a une différence entre le sexe biologique et le sexe social.

Le sexe biologique est défini par une série de critères physiques et génétiques.

Le sexe social (le genre) ce sont toutes les caractéristiques qu’on attribue dans les pratiques et les représentations à ce sexe biologique.

Cependant, il est faux de croire qu’il y a toujours une correspondance entre le sexe biologique et le sexe social (le genre). Effectivement, le genre est une représentation générale, mais qui bouge dans le temps et l’espace. La biologie conditionne nos définitions du féminin, du masculin et les rôles sociaux qui vont avec, alors que tout cela est culturellement construit.

Pour les féministes, les études de genre prouvent que ces catégories de sexe social (genre) ne sont pas fixées et sont intemporelles. Les rapports de genre aussi changent.

FEMMES DE POUVOIR

De plus en plus d’études confirment que certaines femmes auraient eu un rôle politique. L’archéologie en France serait relativement en retard sur les études de genre. Alors que la Scandinavie, cette méthodologie d’analyse est utilisée depuis les années 1980.

D’ailleurs, certaines découvertes importantes, basées sur l’ancienne méthodologie ont induit les chercheurs en erreur. Le Viking de Birka, entre autres, qui a révélé être la découverte d’un grand chef de guerre viking selon la méthode traditionnelle. Cependant, le squelette a pu être analysé à partir de prélèvement d’ADN et il en résulte que le squelette appartenait à une femme. Une grande guerrière viking !!!

QUELQUES DONNÉES AU SEIN DU MONDE ARCHÉOLOGIQUE

  • Seulement 37 % des postes de professeurs sont occupés par des femmes (63 % des hommes)
  • Les femmes sont moins citées, moins invitées aux colloques et publient moins que les hommes.
  • 3/4 des femmes interrogées et qui travaillent sur un site de fouille archéologique ont été harcelées sur un site.

PLUS D’INFORMATIONS

Le documentaire complet sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=uyLtatXVvQQ&feature=youtu.be

La thèse de Chloé Belard : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-…

Articles de Laura Mary sur le féminisme et les études de genre en archéologie : https://simonae.fr/sciences-culture/s…https://simonae.fr/sciences-culture/s…

Les remises en cause de ce que j’ai coupé dans la vidéo (après publication) : sur le dimorphisme sexuel causé par la malnutrition et sur les travaux de Catherine Vidal : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/p…http://www.lscp.net/persons/ramus/doc…

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Julie Dubois, une pionnière chez les pompiers de l’Érable

Le 4 novembre 2020 — Modifié à 13 h 26 min le 4 novembre 2020Temps de lecture : 6 min 30 Par Claude Thibodeau -source: https://www.lanouvelle.net/2020/11/04/julie-dubois-une-pionniere-chez-les-pompiers-de-lerable/?fbclid=IwAR3jtYdzF6S_vLMg6AwIz0FrdzP545yx6LcYSnjeegHBM0RU2KeGS2tlKA8

Julie Dubois, une pionnière chez les pompiers de L’Érable
Fille d’action, Julie Dubois a été la première femme au sein du SSIRÉ et la première à occuper des postes d’officier (Photo: http://www.lanouvelle.net)

Le projet Sexisme, pas ici dénonce le sexisme. Mais nous aimons aussi faire part des belles actions qui se produisent dans la région. N’hésitez pas à nous les partager par courriel !

Un article paru le 4 novembre 2020 dans la nouvelle.net, annonce une excellente nouvelle pour la région de l’Érable et son Service de sécurité incendie régionale de l’Érable (SSIRÉ). Une première pour la région !

Julie Dubois de Villeroy est une fille d’action. Jusqu’en 2009, elle n’avait jamais pensé enfiler la tenue des pompiers. C’est par hasard que le métier s’est présenté à elle. qu’ Elle devient la première femme à intégrer le Service de sécurité incendie régional de l’Érable (SSIRÉ) et à gravir les échelons pour devenir la première femme officière obtenant le grade de lieutenant et ensuite celui de capitaine en septembre.

L’article relate aussi son parcours au sein d’un milieu considéré non-traditionnel pour les femmes. Julie Dubois a fait ses débuts dans le milieu de l’incendie en début d’année 2009 au sein du SSIRÉ. Même si le milieu est majoritairement masculin, l’intégration de la jeune femme s’est bien déroulée.

« Ça s’est bien passé. Au début, les gars me paternaient. Ça a duré deux ou trois mois. Ils se sont rendu compte qu’un père, j’en avais un, et que je n’en avais pas besoin d’autres. Mais c’était correct. Ils faisaient attention à moi. Ils ont pu constater que je faisais la job comme les autres.»

Julie Dubois

De plus, elle souligne qu’elle gère le travail différemment des hommes au sein de l’équipe. « Je vais réussir le même travail, peut-être pas de la même manière. Je vais y aller plus prudemment, plus lentement. Je me complète beaucoup avec les gars. Je peux voir certaines choses qu’ils ne verront pas ».

Ce que Julie affectionne particulièrement dans le domaine c’est l’adrénaline et le sens du devoir

«Le désir d’aider les citoyens et de me sentir utile m’anime. Ce qui vient me chercher, lors d’une intervention, c’est quand on fait une différence dans la vie des familles et des gens. Quand on arrive à temps, qu’on reçoit l’appel à temps et qu’on réussit, par exemple, à sauver une maison, on a la satisfaction du devoir accompli.»

— Julie Dubois

Pour elle, le monde de l’incendie est un mode de vie plaisant qui allie vie de gang et familial. « On entend souvent dire que les pompiers constituent une grande famille et c’est vrai. Oui, j’ai ma petite gang à Villeroy et à Notre-Dame-de-Lourdes, mais il y a aussi toute la grande famille du SSIRÉ. On n’est pas juste 11 pompiers, nous sommes 90. Et c’est aussi le cas avec les services d’incendie des environs».

Gravir les échelons

Julie Dubois est une pionnière avec son adhésion au SSIRÉ et trace la voie à d’autres filles/femmes dans le métier. Elle est aussi la première femme officière au sein du SSIRÉ.

Pourquoi ne pas tenter une nouvelle façon de faire, si ça peut aller mieux? Je vois le travail, j’aime ça quand ça bouge. Il faut que ce soit motivant pour tous», plaide la capitaine qui salue l’ouverture de son groupe. «Une belle équipe de travaillants, des passionnés ouverts, toujours partants à essayer des choses. Mine de rien, on pratique tous ce métier par passion, car personne ne vit de ça comme pompier à temps partiel», observe Julie Dubois qui, depuis 2012, occupe un emploi à temps plein à la MRC de L’Érable. Sa nouvelle fonction, elle le voit comme un beau défi qui survient plus tôt que prévu. «Je ne m’attendais pas à ce que ça arrive aussi rapidement. Mais j’ai sauté sur l’occasion», conclut-elle.

Julie Dubois

Pour lire l’article au complet, cliquez sur le lien suivant: https://www.lanouvelle.net/2020/11/04/julie-dubois-une-pionniere-chez-les-pompiers-de-lerable/?fbclid=IwAR2a0wCffe-jEPvtkhC1deKhV4Nag5q5e7sDvB7wYiDllOXs6PC3d86SZPY

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Jeu questionnaire – À quel point êtes-vous sexiste ?

Une petite trouvaille très intéressante sur le site Internet de BUZZFEED. Un petit jeu-questionnaire pour évaluer notre niveau de « sexisme ». Le petit jeu allie humour et prise de conscience sur nos propres préjugés.

Découvrez les préjugés enfouis en vous. Plus de questions apparaîtront au fur et à mesure de votre progression !

Pour faire le jeu c’est par ici !

N’hésitez pas à partager vos résultats dans les commentaires !

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Attirer les femmes en sciences

Le sexisme et les préjugés empêchent encore les femmes de se diriger en sciences.

Par Claude Gauvreau (site de l’UQAM) – article: https://www.actualites.uqam.ca/2019/attirer-femmes-sciences

Dessin issu d’une collection appartenant à des chercheurs de l’Université d’Hawaii

Selon le magazine Québec science de mars 2020, « les femmes ne forment que 20 % de la main-d’œuvre dans le domaine des sciences et des technologies au Canada, elles obtiennent moins de subventions de recherches que les hommes, ont des plus petits salaires que les hommes, elles connaissent des difficultés à accéder aux postes de professeurs et de gestionnaires, elles sont moins invitées comme conférencières dans les rencontres internationales et reçoivent moins de prix prestigieux. » (Gauvreau, 2019)

Pourquoi ?

« Cela n’a rien à voir avec les aptitudes des femmes en sciences, mais avec la culture sexiste et les préjugés de genre »,

— Louise Caroline Bergeron (M.A. Philosophie, 2012).

La doctorante et chercheuse, Louise Caroline Bergeron, M.A. philosophie 2012, a été embauchée par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) pour mener une enquête sur la représentation des femmes aux cycles supérieurs de la Faculté des sciences de l’UQAM.

Le but:

Dresser un portrait statistique des étudiantes de cycles supérieurs e la Faculté pour la période 2005-2006 et 2015-2016. D’ailleurs, la démarche utilisé est spécifiée dans l’article paru sur le site de l’UQAM.

Mêmes aptitudes

La chercheure a coordonné le dossier «Femmes et sciences» (magazine Découvrir – ACFAS – numéro de février) avec la collaboration des professeurs Louise Cossette (département psychologie) et Patrice Potvin (département didactique).

« Louise Cossette y rappelle qu’il n’y a pas de différence entre les filles et les garçons à l’adolescence quand on compare leurs aptitudes en sciences, et que les filles sont même souvent meilleures que les garçons en maths», souligne la doctorante. Les cerveaux des filles et des garçons ne fonctionnent pas différemment. Les fonctions cognitives, le langage, la mémoire ou le raisonnement sont très diversifiés, peu importe le sexe. »

Louise Caroline Bergeron (M.A. Philosophie, 2012).

Par contre, même si les filles performent aussi bien que les garçons, elles ont tendance à se percevoir moins bonnes. Les intérêts divergent dès le secondaire selon le sexe.

C’est au moment de faire un choix de carrière que les filles délaisseraient les sciences. Un choix influencé, malheureusement, par l’éducation influencé par les stéréotypes de genre qui gardent les filles enfermées dans des rôles prédéfinies par la société qui façonne nos attitudes et nos attentes envers les enfants.

«Dans la tête des enfants et des ados, les scientifiques sont encore le plus souvent des hommes, comme l’illustrent les résultats du test Draw a scientist.»

LOUISE CAROLINE BERGERON (M.A. PHILOSOPHIE, 2012).

Dessine-moi un scientifique

Les médias, les loisirs scientifiques, les expériences scolaires et les parents exercent une influence sur le choix d’études. « Dans la tête des enfants et des ados, les scientifiques sont encore le plus souvent des hommes comme l’illustrent les résultats du test Draw a scientist. » (Lousie Caroline Bergeron).

L’an dernier des chercheurs en psychologie de la Northwestern University ont évalué l’évolution des stéréotypes en se basant sur les dessins de quelque 20 000 enfants et adolescents. Leurs résultats, publiés dans la revue Child Development, montrent qu’entre 1966 et 1977, moins de 1 % des jeunes représentaient une femme, alors qu’ils le font aujourd’hui une fois sur trois. Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, les enfants dessinent aussi bien des scientifiques hommes que femmes. La tendance s’inverse au secondaire, alors que 75 % des filles et 98 % des garçons dessinent un homme. Les chercheurs expliquent ce changement par l’exposition des élèves aux stéréotypes de genre au fur et à mesure qu’ils grandissent.

Parcours inspirants

Selon l’article, pour réussir à changer la donne, il faut offrir des modèles et des récits de parcours diversifiés mais il faut aussi, en même temps, se soucier du milieu qui les accueille. Il est nécessaire de changer le discours servi aux filles, à savoir « qu’elles contribueront à faire progresser les connaissances et la société. »

Des mesures concrètes

  • Embaucher un plus grand nombre de professeures dans différentes disciplines
  • Offrir des activités de mentorat
  • Offrir des bourses destinées aux étudiantes qui font un retour aux études
  • Plus grande flexibilité en matière de conciliation travail/famille
  • Un service de garde à l’occasion des colloques ou des conférences
  • Passer le message que les femmes ont leur place en sciences et travailler à éliminer les traces de sexisme.

«L’important est de miser sur la curiosité et l’ambition des étudiantes, soutient Louise Caroline Bergeron. Cessons de rendre les femmes prudentes et récompensons plutôt leur audace et leur prise de risque.»

LOUISE CAROLINE BERGERON (M.A. PHILOSOPHIE, 2012).

Pour prendre connaissance de l’article complet, c’est par ici.

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14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés

Source: https://www.cdpdj.qc.ca/fr/vos-obligations/motifs-interdits/sexe

La Commission a invité 14 bédéistes à illustrer les 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec a lancé une campagne de sensibilisation sur les 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés. Elle a invité 14 bédéistes à créer une bande dessinée originale sur un des motifs.

Un des 14 motifs, est le sexisme.

Catherine Bard – La bédéiste Catherine Bard a illustré dans un bar « le double standard des entreprises par rapport aux hommes et aux femmes ». On exige aux femmes de s’habiller « sexy ». Et aux hommes? Et en termes économiques, est-ce que les femmes et les hommes ont droit au même traitement? Non. Du moins, pas dans le monde de l’illustration, tranche par expérience Mme Bard.
Boum
La bédéiste Boum, auteure de la série Les boumeries, a illustré une réalité qu’elle a elle-même abondamment expérimentée alors qu’elle travaillait à la maison tout en s’occupant de ses jeunes enfants, distribuant son temps entre la famille et le boulot. « J’ai alors réalisé à quel point mon temps était précieux! », dit-elle, tout en dénonçant la discrimination faite aux femmes pour le motif grossesse.

À SAVOIR !!!

 » Une personne ne peut pas vous discriminer ou vous harceler en raison de votre sexe. En effet, la Charte des droits et libertés de la personne interdit à tous:

de vous traiter différemment en raison de votre identité de genre ou de votre orientation sexuelle;

de vous faire des commentaires offensants et répétés liés à votre sexe;

d’avoir des comportements offensants et répétés envers vous liés à votre sexe.

CDPDJ
Par exemple, on ne peut vous refuser un emploi ou une promotion parce que vous êtes une femme.
Notez qu’il y a une différence entre la discrimination ou le harcèlement fondé sur le sexe et le harcèlement sexuel. Pour en savoir plus, consultez la page Harcèlement sexuel.
https://www.cdpdj.qc.ca/fr/nos-services/outils-en-ligne/la-discrimination-en-bd

Pour prendre connaissance de la campagne complète: https://www.cdpdj.qc.ca/fr/nos-services/outils-en-ligne/la-discrimination-en-bd

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Une ancienne employée de l’Association de parents fransaskois se plaint de sexisme

Un article de Radio-Canada: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743198/commission-droit-personne-harcelement-fransaskoise du 23 octobre 2020.

Un article de Radio-Canada, paru le 23 octobre 2020, rapporte un événement en lien avec de la discrimination sexiste au sein de l’Association des parents fransaskois (APF).

Selon le média, Géraldine Sterpin aurait annoncé sur le réseau social Facebook qu’elle avait déposé une plainte contre l’organisme et l’un des employés en septembre auprès de la Commission des droits de la personne de Saskatchewan.

Le reproche que je fais, c’est la discrimination envers ma grossesse […] au cours de la dernière année.

gÉRALDINE sTERPIN

Une forme de discrimination qui a son lot de conséquences graves sur le long terme, tel que des problèmes de santé mentale.

Des propos inacceptables.

[La personne] m’a dit que je faisais le strict minimum au travail en raison de ma grossesse, affirme Mme Sterpin dans sa plainte . Qu’[elle] avait hâte que je revienne de mon congé de maternité pour rencontrer la vraie Géraldine.

— Geraldine Sterpin

[Ces paroles] étaient dites dans le sens que je n’étais pas moi-même parce que j’étais enceinte. »

[La personne] a mentionné publiquement que j’avais subi un avortement alors qu’en réalité j’ai eu deux fausses-couches. Une atteinte de ma vie privée, assure la plaignante.

Avant de se rendre à la plainte, Madame Sterpin a informé par lettre son supérieur hiérarchique ainsi que le conseil d’administration de son mal-être. Cependant, malgré des excuses et une volonté d’aider Madame Sterpin, celle-ci trouve que ce n’est pas suffisant. Elle souhaite que l’organisme reconnaisse les torts allégués de la personne et applique les sanctions appropriées.

Pour lire l’article intégralement, cliquez sur le lien ci-dessous:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743198/commission-droit-personne-harcelement-fransaskoise

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Nouvelle déferlante #metoo (#moiaussi) au Danemark

Source: La Presse – https://www.lapresse.ca/international/europe/2020-10-09/nouvelle-deferlante-metoo-au-danemark.php

PHOTO TIRÉE DE LA PAGEF ACEBOOK DE MORTEN ØSTERGAARDImpliqué dans une affaire d’attouchement, le chef du parti social-libéral Morten Østergaard a démissionné de son poste mercredi soir.

Le sexisme n’a pas de frontière. Il est omniprésent partout. Même dans le pays réputé pour ses valeurs d’égalité entre les femmes et les hommes.

À Copenhague, « des milliers de femmes dénoncent un sexisme omniprésent, des harcèlements et des comportements déplacés. » À un point tel qu’un chef de partir a dû démissionner pour une affaire d’attouchement.

Le chef de parti, Morten Østergaard, qui se déclarait en faveur de la lutte contre le sexisme a été obligé de démissionner de son poste mercredi soir. Le geste inopportun sort au grand jour. « En cause, sa tentative ratée de cacher qu’il avait importuné une collègue en posant une main sur sa cuisse, il y a de cela, une dizaine d’années » (1)

 « Morten s’est excusé et je lui ai pardonné. Le problème n’est plus ce qu’il s’est passé mais la gestion de l’affaire […]. Ce qui est important pour moi, c’est que la culture change »

Lott Rod – sur Facebook

Même si le mouvement #metoo a connu un succès en 2017 au sein des milieux culturels danois, celui-ci « n’a pas décollé ».

« Il y avait aussi l’idée que c’était une question liée aux minorités, à quelque chose qui n’était pas vraiment “danois”. Et le traitement médiatique était de l’ordre du débat d’idées »

Camilla Moring Resstorff – Université d’Arhus

Mais pourquoi ce démarrage si lent du mouvement ? Possiblement à une ambivalence des Danois face au féminisme dans un pays ou l’égalité entre les sexes « a valeur de canon » selon Mme Mohring Resstorff.

« On vit avec l’idée d’être une nation progressive, libre et égale. Ça peut nous rendre un peu aveugle vis-à-vis du sexisme »

Camilla Moring Resstorff – Université d’Arhus

La première ministre Mette Frederiksen affirme qu’il est nécessaire de changer la culture. « Nous n’avons pas réussi à créer des lieux de travail avec des relations paritaires. On va changer ça et ça commence maintenant ! »

Pour lire l’article dans son intégralité, suivez le lien ci-dessous:

https://www.lapresse.ca/international/europe/2020-10-09/nouvelle-deferlante-metoo-au-danemark.php

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Des garçons en jupe pour appuyer les filles

Source: https://www.lapresse.ca/societe/2020-10-08/des-garcons-en-jupe-pour-appuyer-les-filles.php

PHOTO FOURNIE PAR L’ÉCOLE INTERNATIONALE LUCILLE-TEASDALE DE BROSSARD
Simon Lefebvre-Gagnon (à genoux, au milieu de la photo) et ses camarades de l’école internationale Lucille-Teasdale de Brossard

Plusieurs garçons de différentes écoles secondaires de la Rive-Sud de Montréal ont décidé de porter la jupe à l’école afin de dénoncer la pression sociale qui pèse sur les femmes en lien avec leur habillement. L’idée est d’apporter un message de tolérance et d’ouverture. Un mouvement qui devient viral sur les réseaux sociaux et qui semble motiver d’autres adolescents de la région de Montréal.

L’article de La Presse raconte que le tout a démarré à l’école internationale Lucielle-Teasdale de Brossard avec Simon Lefebvre-Gagnon.

 « J’ai vu le mouvement sur Instagram, explique Simon, 16 ans, en cinquième secondaire. Plusieurs gars portaient la jupe et j’ai trouvé ça inspirant. Ce qu’on veut, c’est dénoncer la pression sociale qu’on met sur les femmes avec leur tenue vestimentaire et dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles dont elles sont victimes.» 

— Simon Lefebvre-Gagnon –

Une idée favorablement accueillie par la directrice qui affirme que « c’est directement en lien avec les valeurs de l’école comme l’ouverture, l’altruisme et l’esprit de communauté. On veut rappeler que la pression sur les femmes et le harcèlement, c’est l’affaire de tous. Il faut dénoncer, tous ensemble! »

Mercredi, 50 garçons ont porté la jupe suivis de quelques enseignants masculins.

« Depuis plusieurs années, on constate dans certaines écoles que les filles reçoivent des manquements un peu ridicules, dit l’adolescent de 14 ans, par exemple pour une épaule dénudée. On trouve exagéré de sexualiser une épaule ! »

— Liko Péloquin

Uniforme non genré

L’uniforme non-genré est déjà une chose établie pour certaines écoles. Le Collège de Montréal, comme par exemple, les jeunes filles peuvent porter des grands polos et des pantalons amples. La directrice du Collège confirme que c’est un droit des élèves de l’établissement.

« Depuis quatre ans déjà, garçons et filles peuvent piger dans la collection comme bon leur semble, dit-elle. À la suite de discussions avec le personnel et les étudiants, on a changé le code de vie. On s’est dit : ‟Qui sommes-nous pour dire aux élèves ce qu’ils devraient porter ?” »

La directrice du Collège de Montréal, Patricia Steben

Pour prendre connaissance de l’article complet, rendez-vous sur le lien ci-dessous:

https://www.lapresse.ca/societe/2020-10-08/des-garcons-en-jupe-pour-appuyer-les-filles.php

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Des élues dénoncent le sexisme dans les conseils municipaux

Source: Article de Marie-Ève Martella, La Voix de l’Est – Publié dans le journal Le Soleil. https://www.lesoleil.com/actualite/le-fil-groupe-capitales-medias/des-elues-denoncent-le-sexisme-dans-les-conseils-municipaux-109ae0523d86df05b04a07556d917312

Un article paru dans le journal Le soleil rapport que huit (8) élues et ex-élues du milieu municipal ont fondé un groupe militant pour un meilleur encadrement de la gouvernance municipale afin de corriger les comportements de certains élus qui auraient des attitudes inappropriées envers leurs collègues féminines. Il est question d’intimidation, incivilité, harcèlement, diffamation et des gestes qui traduisent un manque flagrant de respect.

 « C’est un monde d’hommes à encore bien des endroits »

— Barbara Potvin – conseillère municipale et fondatrice du groupe Élues pour la modernisation de la gouvernance municipale (EMGM).

Un groupe qui a débuté sur les réseaux sociaux via des publications qui dénonçaient les expériences négatives de chacune. D’ailleurs, un désaccord émis par ces femmes semblent être boudé par les collègues masculins. « Il était temps qu’on se regroupe pour faire bouger les choses! »

De plus, un mémoire a été déposé à l’Assemblée nationale avec pour objectif de comparaître en commission parlementaire dans le cadre de l’étude du projet de loi 49 pour la refonte des règles d’éthique et de déontologie des élus municipaux. Les témoignages des 8 fondatrices s’y retrouvent, quelques recommandations à l’attention de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) pour une amélioration notoire des relations entre élus.

On souhaite entre autre que le projet de loi mène à la création d’un environnement plus équitable, respectueux, transparent et démocratique pour les femmes en politique municipale, que les structures législatives et la gouvernance tiennent davantage compte de la réalité vécue par les femmes et que des mesures de prévention, de soutien, des formations et de la méditation soient offertes aux élus qui traversent une crise !

EMGM

Des mesure qui permettront aux femmes de rester dans le milieu de la politique et encourager les autres à s’impliquer.

Pour prendre connaissance de l’article complet et original, suivez le lien ci-dessous:

https://www.lesoleil.com/actualite/le-fil-groupe-capitales-medias/des-elues-denoncent-le-sexisme-dans-les-conseils-municipaux-109ae0523d86df05b04a07556d917312

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Le milieu immobilier est-il encore sexiste ?

Source: article de La Presse https://www.lapresse.ca/maison/immobilier/2020-10-04/le-milieu-immobilier-est-il-encore-sexiste.php

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Nadia Maltais, courtière chez Sotheby’s

Ce matin, La Presse publie un article très intéressant concernant le sexisme dans le milieu immobilier. Comme plusieurs secteurs du marché du travail, beaucoup pense que la discrimination sexiste est chose du passé. Cependant, quand on « fouille » un peu plus loin, on se rend bien compte, malheureusement, qu’il est encore présent !

L’article présent des témoignages de femmes du milieu qui subissent encore ce genre de discrimination. Les commentaires réduisent les professionnelles à leur apparence, la remise en question sur leur crédibilité à cause de leur sexe allant jusqu’à être ignorées si elles sont accompagnées par un collègue masculin.

Témoignages des courtières en immobilier

« Dans les milieux de la construction et chez les entrepreneurs d’immeubles à revenus, certaines personnes croient que les femmes courtières ne possèdent pas les compétences pour évaluer la valeur d’une propriété ou pour analyser les travaux à effectuer, explique la courtière chez Sotheby’s. Aussi, plusieurs inspecteurs en bâtiment pensent que les femmes ne peuvent pas comprendre leur rapport. »

— Nadia Maltais, courtière

Des courtiers et des clients qui l’appellent « ma belle » ou « ma chérie ». « Ça me dérange, car j’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux et d’être vue comme une petite poupée qui fait de l’immobilier, affirme-t-elle. Quand je leur dis que ça me déplaît, ils me répondent : “Prends-le pas comme ça, c’est un compliment que je te fais.” C’est comme si je me faisais siffler dans la rue. On est censé avoir une relation professionnelle ! »

— Caroline (désire garder l’anonymat)

DES AVANCÉES FREINÉES PAR CERTAINES ÉMISSIONS

Certaines émissions populaires n’aident en aucun cas au changement des stéréotypes envers les femmes dans le milieu. Comme par exemple, Selling Sunset (Du Soleil à revendre) sur Netflix, une émission style téléréalité, met en scène des courtières qui utilisent leur look afin d’avoir plus de succès.

« L’émission nuit à l’image de notre profession, dit Christiane St-Jean. Ça ne fonctionne plus, les femmes qui jouent de leurs charmes en immobilier. Je ne dis pas ça parce que je suis vieillissante, car je parais encore très bien. Même quand j’avais 24 ans, j’étais une très jolie femme, et je n’ai jamais usé de mon charme ainsi. »

Pour lire l’article au complet, rendez-vous ici: https://www.lapresse.ca/maison/immobilier/2020-10-04/le-milieu-immobilier-est-il-encore-sexiste.php

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Stéréotype, préjugé et discrimination.

Processus de discrimination

C’est rapide comme l’éclair et le processus s’effectue en quelques secondes. Mais oui, il y a tout un processus avant d’ arriver à la discrimination. Celle-ci peut prendre différentes formes, comme par exemple, le sexisme, le racisme, l’homophobie, etc. Cependant, l’enchaînement est toujours le même.

D’ailleurs, il est important de différencier le stéréotype, le préjugé et la discrimination. C’est ce que nous allons expliquer maintenant !

Le stéréotype est une opinion toute faite pour catégoriser symboliquement un groupe de personnes qui s’appuie sur des attentes. Cette opinion peut être influencée par l’éducation, la société, notre famille, etc. (1)

Exemple, les femmes ne sont pas fortes.

Le préjugé est un jugement d’une personne qui sera influencé par des critères personnels (croyances, valeurs, éducation, famille, religion) afin de définir si ce que cette personne fait ou dit est bien ou mal. (1)

Exemple, les femmes ne sont pas fortes, elles ne peuvent pas lever des objets lourds.

La discrimination est une action ou une décision qui a pour effet de traiter de manière négative et générale un groupe d’individus en raison du sexe, du genre, de la relion, de l’ethnie, etc. (2)

Exemple, les femmes ne sont pas fortes, elles ne peuvent pas lever des objets lourds, donc, elles ne peuvent pas pratiquer le métier de pompière.

Source: (1) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ (2) https://www.chrc-ccdp.gc.ca/fra/contenu/quest-ce-que-la-discrimination

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Semaine de l’égalité des sexes #GrâceàVous

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE

Du 20 au 26 septembre, c’est la Semaine de l’égalité des sexes de 2020 dédiée à sensibiliser sur les contributions importantes des femmes et des gens de diverses identités de genre ont apportées au Canada.

Une occasion de célébrer les réalisations et les accomplissements dans l’avancement de l’égalité des sexes et de renouveler l’engagement à combler les écarts persistants en matière d’égalité des sexes. (1) Parce que oui, des écarts, il en existe encore !

Le site Internet de Condition Féminine Canada (CFC) propose des activités pour participer à la Semaine de l’égalité des sexes de 2020 sous le thème #GrâceàVous.

« La Semaine de l’égalité des sexes découle de l’adoption du projet de loi C-309, la Loi sur la Semaine de l’égalité des sexes, qui a reçu la sanction royale le 21 juin 2018. Cette législation fait de la quatrième semaine de septembre la Semaine de l’égalité des sexes. »(2)

(1) https://cfc-swc.gc.ca/commemoration/gew-ses/about-apropos-fr.html (2) https://cfc-swc.gc.ca/commemoration/gew-ses/about-apropos-fr.html

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Pendant 24 h

L’artiste Grand Corps Malade a créé son dernier album « Mesdames » avec l’idée de rendre hommage aux artistes féminines françaises.

Pendant 24 heures suppose qu’il est possible de changer de corps pendant 24 heures. L’artiste choisi de faire le changement avec Suzanne. Alors qu’il se retrouve dans un corps de femme, il prend conscience des inégalités quotidiennes des femmes alors que Suzanne réalise les avantages des hommes.

Peut-être que s’il était possible de changer de corps, certaines personnes pourraient réellement prendre conscience des inégalités qui persistent encore. Même en 2021.

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Nouveauté ! Sur Instagram !

Bonjour spécialistes de la brigade SPI. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consiste à retrouver les publicités, émissions (radio, télé), attitudes qualifiées de Sexistes.

Vous pouvez le faire en groupe ou seulE, mais il est indispensable d’impliquer la cheffe de brigade SPI (sexisme, pas ici). D’ailleurs, c’est une experte et pourra vous guider tout au long de votre mission. Elle saura vous donner les informations adéquates.

Munissez-vous d’un téléphone intelligent, chargez-le, photographiez et gardez l’oeil ouvert. Très grand ouvert. Le sexisme est insidieux et comme un vieux meuble de salon, il passe inaperçu avec la décoration. Soyez vigilantEs.

Dès que vous avez connaissance de quelque chose, prenez-le subtilement en photo et partagez-le sur Instagram. Si vous craignez pour votre sécurité, il est possible de le faire de manière anonyme. (1)

Le compte Instagram de la brigade SPI

(1) texte inspiré de la série « Mission impossible »

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Fin d’une pratique jugée sexiste au Tour de France.

Source: https://www.ouest-france.fr/tour-de-france/tour-de-france-fin-des-miss-sur-le-podium-place-desormais-a-un-hote-et-une-hotesse-6942444

Un article de l’Ouest France du 19 août 2020 annonce que le célèbre événement Le Tour de France mettait fin à une pratique jugée sexiste. Effectivement, des femmes appelées « miss » se rendaient sur le podium pour la remise des prix. D’ailleurs, ces mêmes femmes devaient embrasser le vainqueur (tradition du bisou), une tradition qui ne semble pas avoir été remise en cause !

Il est malheureux de constater que cette pratique décriée prenne fin non pas pour des raisons de sexisme, mais bien pour des raisons sanitaires qu’amène la pandémie du COVID19.

C’est le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, qui a fait l’annonce en précisant que la « mixité sera désormais respectée sur les podiums de la Grande Boucle, avec un homme et une femme qui remettront les maillots aux champions lors des arrivées. » (1)

Toujours selon le directeur, la mixité est présente depuis 20 ans pour d’autres types de courses.

Une tradition qui semble difficile à changer malgré les multiples voix qui s’élèvent régulièrement et les pétitions (38 000 signatures) qui demandent « la fin des hôtesses de podium ».

« Les femmes ne sont pas des objets ni des récompenses! »

https://www.ouest-france.fr/

La Formule 1, quant à elle, avait déjà mis fin aux « grid grils » en 2018. Des jeunes femmes choisies pour leur physique afin d’identifier l’emplacement des voitures avant la course.

Pour lire l’article intégralement: https://www.ouest-france.fr/tour-de-france/tour-de-france-fin-des-miss-sur-le-podium-place-desormais-a-un-hote-et-une-hotesse-6942444

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Le sexisme expliqué à travers des peintures classiques

Source: https://arts.konbini.com/peinture/le-sexisme-explique-a-travers-des-memes-de-peintures-classiques/?fbclid=IwAR0OkxbBegAu_uKzLtcdlTenjxS1W0Rzj6Mo8QK9yBli7BhikmgZn_HcEqc

Dans l’article de Kobini arts, il est question d’un ouvrage qui aborde avec humour la misogynie via les des peintures classiques. Une création de Nicole Tersigni, Men to avoid in Art and Life. Un livre qui rassemble des épisodes de sexisme subie par les femmes au quotidien. Un projet qui a débuté sur Twitter et qui a connu une certaine popularité.

« Mansplaning c’est lorsqu’un homme explique à une femme quelque chose qu’elle sait déjà, voir même experte, de manière paternaliste et condescendante. »(1)

L’ouvrage féministe est divisé en différents chapitres selon certaines typologies d’hommes: le mansplainer, le concern troll, le comedian, le sexpert et le patronizer.

Quelques extraits de l’article de Kobini arts que vous pouvez lire intégralement ici.

« Tu as peut-être fait un mémoire sur le sujet mais d’après cette page Wikipedia que j’ai parcourue… » et « Laisse-le te montrer comment ça marche, ma chère. Les échelles peuvent être difficiles ». (© Chronicle Books)

« Je sais que vous utilisez cet instrument de manière professionnelle et moi non mais laissez-moi vous aiguiller… » et « Je vois que vous prenez de l’eau ici tous les jours, laissez-moi vous expliquer les choses que vous faites mal. Numéro un… ». (© Chronicle Books)

« – Maintenant que vous montez à cheval, vous devez vous assurer de bien tenir les rênes. – Ce sont mes chevaux » et « – Vous voyez ? Cela dit ici qu’utiliser ce type de pinceaux n’est, je cite, ‘pas idéal’. – Mais… ». (© Chronicle Books)

« Écoutez, je voulais vous donner cette promotion. Mais je ne voulais pas que cette responsabilité en plus soit trop stressante pour vous » et « Quand je vous dis que vous devriez perdre quelques kilogrammes, c’est simplement pour votre santé ». (© Chronicle Books)

Men to Avoid in Art and Life de Nicole Tersigni est disponible aux éditions Chronicle Books.

(1) ARTICLE DE KOBINI ARTS (C)

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La fille de la famille

https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-08-16/la-fille-de-la-famille-histoire-de-fille.php

Extrait de l’article de Nathalie Collard, dans la Presse.

« Dans La fille de la famille, Louise Desjardins nous parle de sexisme ordinaire avec douceur et ironie. Son roman raconte l’histoire d’une fille élevée au sein d’une fratrie avec, comme toile de fond, l’émancipation tranquille des femmes dans les années 1960 et 1970. Un livre qui nous arrive comme un murmure au beau milieu du tintamarre des dénonciations. »

Lire l’article complet: https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-08-16/la-fille-de-la-famille-histoire-de-fille.php

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Comment dénoncer une publicité ou un message à caractère sexiste ou sexuel ?

Y des femmes de Montréal (YMCA)

Cela vous révolte de voir des propos sexistes dans les médias ? Vous êtes choqué.e par ces publicités dégradantes qui portent atteinte à l’intégrité des femmes ou des hommes ? Vous aimeriez y faire quelque chose ?

« Il existe toujours une façon de dénoncer! »

Malgré que la population soit consciente des messages sexistes publicisés et son désaccord face à ce courant, les procédés marketing présentent encore des femmes et des hommes dans des rôles stéréotypés, voir sexistes. Mais il y a de l’espoir ! Nous pouvons AGIR pour combattre cette prolifération.

« Ces images sont la représentation de notre monde. Être capable de les analyser permet de mieux comprendre notre société, et surtout de déchiffrer l’interprétation de celles et ceux qui les fabriquent. »

Y des femmes de Montréal

L’Y des femmes de Montréal en collaboration avec le Secrétariat à la condition féminine du Québec a mis à jour son Guide d’accompagnement pour porter plainte contre les publicités et les messages sexistes et sexuels pour vous donner la marche à suivre.

Pour vous aider, deux outils sont disponibles en téléchargement GRATUIT !

Porter plainte peut contribuer à changer les comportements!

Assurez-vous de bien respecter les procédures appropriées en consultant le Guide d’accompagnement avant d’acheminer votre plainte, afin qu’elle soit traitée.

Pour prendre connaissance de la publication complète, cliquer ici !

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« Agressives » et autres préjugés contre les femmes

Source: Les Brutes

La perception des Brutes des femmes sur le marché du travail a beaucoup moins évoluée qu’on le pense depuis l’époque de « Mad Men ».

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« La déferlante »

Dans le cadre des 24 heures de solidarité féministe, le comité organisateur centricois de la Marche Mondiale des Femmes (MMF) 2020 lance sa création originale intitulée « La déferlante ». Conçue en période de confinement, cette vidéo a été réalisée afin de promouvoir les revendications de la MMF. Aimez et partagez en grand nombre!

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Féminisme: un guide à télécharger pour contrer les sceptiques

Vous en avez marre de faire face aux mêmes rengaines type « Je ne suis pas féministe, je suis humaniste » ?

Pas de soucis, le Centre Hubertine Auclert met à votre disposition un petit guide idéal pour propager les bonnes ondes militantes.

L’objectif:

« Déconstruire les idées reçues sur ce mouvement révolutionnaire, à grands renforts d’explications simples et détaillées, de retours aux bases élémentaires et de dessins colorés résumant non sans humour le discours de chaque texte. Sans oublier l’appui de citations éclairantes à souhait d’autrices et penseuses comme Simone de Beauvoir, Geneviève Fraisse et Benoîte Groult. A mettre entre toutes les mains donc.« 

Voir l’article complet

Télécharger le guide

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Le sexisme, « ça n’existe plus »!

Sarlet Marie, Dardenne Benoit, « Le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres », L’Année psychologique, 2012/3 (Vol. 112), p. 435-463. DOI : 10,407 4/S0003503312003053. URL : https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-3-page-435.htm

« La représentation que nous avons habituellement d’une personne sexiste est celle d’un homme aux attitudes clairement hostiles à l’égard des femmes. »

Sarlet Marie, Dardenne Benoit.

Une idée circule sur le fait que le sexisme semble disparu de nos sociétés. Selon l’article le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres, l’égalité serait atteint et les « féministes seraient victorieuses de tous leurs combats et largement partagées » (Delphy,1998,2001).

Mais cette idée qui circule est un mythe ! La réalité est différente !

POURQUOI CE PARADOXE ?

Toujours selon les auteurs de l’article, oui il y a eu des changements politiques et légaux. Cependant, au cours des années, les discriminations ont évolué et cette évolution les ont rendus plus complexes dans leurs manifestations.

Le sexisme n’est pas disparu, mais il aurait pris une autre forme très différente de celui que nous connaissons. C’est de cette manière que ces discriminations peuvent cohabiter avec le principe d’égalité malgré des conséquences observables. De plus, ces formes de sexisme persistent et passent inaperçues. Donc, plus difficile à « voir ». Il devient important, alors, de dépasser le concept connu du sexisme qui le définit comme uniquement à des attitudes antipathiques.

« Le sexisme n’aurait pas disparu, mais aurait été remplacé par des formes plus implicites de discrimination qui sont en accord, au moins superficiellement, avec le principe d’équité entre les genres véhiculé par nos sociétés (par exemple, Benokraitis & Feagin, 1995 ; Glick & Fiske, 1996). »

QUELLES SONT LES FORMES DE SEXISMES

Sexisme hostile : attitudes explicitement négatives envers les femmes qui sont considérées comme des manipulatrices aux idées féministes et agressives usant de leur séduction pour mieux contrôler les hommes (Glick et Fiske, 1996) Exemple, le harcèlement, l’humour sexiste, violences physiques, etc.

Sexisme bienveillant : attitudes subjectivement positives qui décrivent les femmes comme des créatures pures, qui doivent être protégées et adorées par les hommes et dont l’amour est nécessaire à ces dernières pour qu’ils se sentent complets.

Sexisme ambivalent : attitudes envers les femmes composées d’un mélange d’attitudes opposées (négatives et positives). Il y a coexistence entre le sexisme hostile et le sexisme bienveillant.

D’AUTRES CONCEPTS

Outre les trois définitions mentionnées ci-dessus, les auteurs « classent » les différentes formes de sexisme selon certaines caractéristiques. On parlera alors de sexisme old-fashioned, sexisme contemporain, sexisme moderne et de néo-sexisme.

Sexisme old-fashioned: les conceptions stéréotypiques d’un groupe spécifique caractérisées par une discrimination explicite (donc, du sexisme hostile). On pourrait le nommer aussi, le sexisme traditionnel. Celui auquel, nous sommes habitués.es de voir et qui fait partie de l’éducation de nos parents et grands-parents. Exemple, harcèlement, violence, etc.

Sexisme contemporain : ces manifestations se voient moins facilement. Il est exprimé de manière implicite et est associé à du sexisme bienveillant. On parle souvent dans le texte de « chevalerie ». Ces formes de « bienséances » sous-entendent que « les femmes sont fragiles et qu’elles ont besoin de la protection des hommes. Il suggère qu’elles sont inférieures et moins capables qu’eux ». (Sarlet, Dardenne, 2012) Exemple,  le mari de la femme enceinte va interdire à sa femme durant sa grossesse de conduire parce qu’il juge selon lui que cela est trop risqué (wikipédia, 2020)

Sexisme moderne et le néo-sexisme : sont classés dans la catégorie de sexisme contemporain de par sa « nouveauté ». La différence avec le sexisme bienveillant est que les individus dénient que la discrimination envers les femmes soit toujours un problème d’actualité. Les demandes des femmes paraissent exagérées et un ressentiment existe envers les faveurs spéciales octroyées par la société aux femmes. Exemple, les inégalités ne seraient ni douloureuses ni graves, le « vrai » sexisme ne serait que très peu répandu dans la société et les femmes aimeraient leur statut inférieur et opteraient librement et consciemment pour ce dernier. (wikipédia, 2020)

DEUX SORTES DE POUVOIR

Le sexisme bienveillant tire sa source d’un pouvoir dyadique. C’est-à-dire que les hommes « sont dépendants des femmes (intimité, reproduction) et encourageraient les formes bienveillantes de sexisme (vénération et protection des femmes) ». Il est alors question d’un paternalisme protecteur (bienveillance). L’homme doit protéger la femme !

Le sexisme hostile provient d’un pouvoir structurel. « Les hommes dominent au niveau des institutions politiques, légales, économiques et religieuses. » Ici, on parle d’un paternalisme dominateur (ou d’hostilité) qui démontre une dominance des hommes sur les femmes.

Mais les deux associent les femmes à des êtres inférieurs (dimensions biologiques et sociales qui leur sont communes).

UN PROCESSUS —sexisme hostile et bienveillant, des compléments

Utiliser uniquement le sexisme hostile envers les femmes pour exercer leur domination est impensable. En général, les hommes vont utiliser le sexisme hostile et le bienveillant pour exercer leur domination. C’est pourquoi Glick et Fiske (1996) constatent que les attitudes subjectivement positives sont simultanément accompagnées d’attitudes sexistes hostiles. « Le sexisme hostile et le sexisme bienveillant ont un but commun : maintenir les femmes dans une position de subordination. Il devient un processus complémentaire au maintien des inégalités ». (1)

MAIS COMMENT LE SEXISME MAINTIENT LES INÉGALITÉS SOCIALES ENTRE LES GENRES

Le sexisme bienveillant va récompenser les femmes qui respectent leurs rôles traditionnels liés à leur genre et le sexisme hostile va punir les femmes qui ne respectent pas ces mêmes rôles. Exemple, on est gentil avec une femme enceinte qui sera cliente dans un magasin (rôle traditionnel). Cependant, si elle est enceinte et qu’elle se présente à une entrevue pour un emploi, elle ne sera pas engagée (non-respect du rôle traditionnel qui se veut qu’une maman, ça reste à la maison).

Le sexisme bienveillant permet l’acceptation des rôles prédéfinis traditionnels. Il sera mieux accepté par les femmes victimes. De plus, il permet aux hommes sexistes de justifier leur « hostilité vers les femmes qui le “méritent” et de se faire valoir comme des protecteurs des femmes que comme des dominateurs hostiles. » Le sexisme bienveillant désarme les femmes face à l’hostilité et même, la rendrait acceptable.

Source: Sarlet Marie, Dardenne Benoit, « Le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres », L’Année psychologique, 2012/3 (Vol. 112), p. 435-463. DOI : 10,407 4/S0003503312003053. URL : https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-3-page-435.htm

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La Fédération américaine de soccer revoit son discours sur l’égalité salariale

Agence Presse France. (2020, mars 31). Radio-Canada. Consulté le 1 avril 2020, à l’adresse https://ici.radio-canada.ca/

C’est en mars 2019 que les joueuses de soccer américaines ont intenté une poursuite contre leur organisation pour discrimination salariale qu’elles accusent de « discrimination sexuelle institutionnalisée depuis de nombreuses années ».(1)

Vingt-huit (28) joueuses de soccer (footballeuses) dénoncent l’écart de salaire existant par rapport à l’équipe masculine. De plus, elles rapportent que des inégalités subsistent concernant le choix de l’endroit, des moments et de la fréquence des matchs disputés, sur leur façon de s’entraîner, la façon dont elles sont dirigées et même la manière dont elles reçoivent des traitements médicaux et leurs déplacements pour les matchs.

 » Les avocats de l’instance ont écrit, dans les documents, que la fédération ne contexte plus le fait que les fonctions de l’équipe nationale féminine et celles de l’équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux.

L’USSF mentionnait dans un précédent dossier

que jouer dans l’équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basés sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité […] »

Des mots qui ont suscité une indignation immédiate et généralisée (joueuses, dirigeants, commanditaires) poussant la Fédération américaine de soccer à démissionner. La vice-présidente, Cindy Parlow Cone, ancienne joueuse internationale américaine, a pris l’intérim de la présidence et a « émis le souhait d’apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l’équipe nationale est prévu le 5 mai. » (3)

« Les joueuses réclament 66 millions de dollars en arriérés de salaire en vertu de la loi sur l’égalité de rémunération et sur les droits civils. De plus, elles dominent actuellement le soccer mondial avec 4 des 8 Coupes du monde, dont une en 2015 et une autre en 2019. »

(1) Agence Presse France. (2020, mars 31). Radio-Canada. Consulté le 1 avril 2020, à l’adresse https://ici.radio-canada.ca/

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L’info lettre de mars 2020

Dans l’info lettre de mars 2020, la brigade fait un résumé des publications du mois sur les différents réseaux sociaux et site Internet.

Pour lire l’infolettre c’est par ici !

« Quand un homme donne son opinion, c’est un homme. Quand une femme donne son opinion, c’est une garce.
– Bette Davis-
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Petit guide pratique pour que les hommes mettent fin au sexisme

Source: https://www.konbini.com/fr/tendances-2/guide-pratique-homme-sexisme/

« Apprenez à vos fils à ne pas violer, au lieu d’apprendre à vos filles comment éviter d’être violées »

Parler et dénoncer le sexisme ne suffit pas à faire changer les choses. Il faut passer à l’action. Comme le mentionne l’article de kobini.com, « Les hommes n’ont pas forcément conscience de perpétuer ce système d’oppression, mais ayant grandi en son cœur, en position de domination, ils ont de fait leurs responsabilités. Et il est grand temps de les assumer« !

On vous propose un petit guide pratique pour les que les hommes mettent fin au sexisme.

  1. Les femmes ne sont pas inférieures aux hommes
  2. Sans consentement clair et éclairé, c’est toujours non.
  3. En finir avec les généralités sexistes sur les femmes
  4. Stop à « l’humour » fait au détriment des femmes
  5. Arrêtez de considérer le masculin comme l’universel
  6. Ce n’est pas aux femmes de « faire attention » à ne pas se faire agresser par les hommes
  7. Écoutez-nous
  8. Arrêtez de systématiquement faire primer les hommes
  9. Écoutez les victimes présumées
  10. Vous faites parties du problème (prendre conscience des inégalités qui sont considérées normales et éviter de les répéter)
  11. Vous avez le devoir d’intervenir
  12. Pour changer tout un système, il faut une implication globale
  13. Un engagement de tous les hommes (prise de conscience)

Pour lire l’article au complet et en détails, c’est par ici

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Le sexisme et les enfants !

Avec la situation actuelle (covid-19), les travailleuses de la Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec ont la chance de pouvoir travailler de la maison.

Ce qui a permis d’être plus créatives. Nous vous proposons donc, des petits mots d’enfant sur le #sexisme.

Nous vous présentons ici, Eve qui a 10 ans.

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Le sexisme des transports

Brassard-Lecours, G. (2019). Le sexisme des transports [Post de blog]. Consulté à l’adresse https://journalmetro.com/opinions/a-qui-la-ville/2427370/le-sexisme-des-transports/

Un article très intéressant sur le #sexisme dans les transports. Ici, Madame Brassard-Lecours parle de son expérience à vélo !

« Nous venons de souligner le 8 mars, Journée internationale des femmes, et cela m’a donné l’occasion de réfléchir au sexisme que nous, femmes, vivons chaque jour, y compris dans les transports. Plusieurs exemples me viennent en tête mais, comme le vélo est le moyen de transport que j’utilise le plus, je vous parlerai d’abord de celui-ci. Je sais que je ne suis pas la seule à vivre le sexisme, parfois même inconscient, en tant que fille sur un bolide à deux roues.Si elle s’arrête à un feu rouge et qu’un homme arrive, il se met automatiquement devant elle, assumant qu’elle va moins vite que lui. Les commentaires sexistes des automobilistes sont plus nombreux quand elle roule en jupe ou en robe.« 

Lire la suite de l’article

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9 personnes sur 10, dans le monde ont des préjugés envers les femmes

Publié le 05 mars 2020 à 17h22 / sur La Presse

PHOTO ARCHIVES REUTERS / Source: https://www.lapresse.ca/societe/202003/05/01-5263478-neuf-personnes-sur-dix-dans-le-monde-ont-des-prejuges-envers-les-femmes.php?fbclid=IwAR3d4WvKdrqDQPabBeO6iJ3H0cxJ7KO4t3x5H9wAb6TNNtzRcROljk7zX5E

Selon les Nations Unies, « près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondues, a des préjugés envers les femmes, montre un étude publiée jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement.

C’est « 9 personnes sur 10 dans le monde (femmes comprises) qui nourrissent au moins un préjugé de ce genre ». Une base de données qui provient des 75 pays qui représentent plus de 80 % de la population.

« Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d’éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus : les préjugés profondément enracinés – tant chez les hommes que chez les femmes – contre une véritable égalité », appuie son collègue Achim Steiner.  Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28 % des gens dans le monde pensent qu’il est normal qu’un homme batte sa femme. « 

Lire l’article complet dans La Presse

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Coalition nationale contre les publicités sexistes

CNCPS

« La Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS) est un organisme sans but lucratif qui a été mis sur pied dans le but d’éliminer les publicités sexistes en les dénonçant et en exigeant leur retrait. Initiative de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), plusieurs groupes se joignent à elle très rapidement, toutes et tous se mobilisent pour faire la promotion d’un monde égalitaire. En tant que force collective, formée d’individus, de groupes communautaires et syndicaux, elle invite à l’action citoyenne pour dénoncer le sexisme. »

Page Internet: https://www.cncps.org/

Page Facebook: https://www.facebook.com/CNCPS/

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Le sexisme au travail

Source: JUMP / https://www.youtube.com/channel/UCtMSZ3KbXZfGURhM-ZGosDw

94% des femmes interrogées ont déjà été victimes de comportements sexistes sur leur lieu de travail ! 49% des femmes interrogées considèrent qu’elles n’ont pas obtenu une promotion à cause de leur sexe et 80% d’entre elles sont souvent interrompues et/ou ne sont pas écoutées quand elles parlent! Le sexisme peut être un frein pour l’avancée de la carrière des femmes et une entrave à leur épanouissement professionnel. Face à ce constat, plus de 3/4 des répondant.e.s considèrent que des outils spécifiques doivent être mis en place pour lutter contre le sexisme!

Quelques statistiques européennes sur le sexisme au travail
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Techniques de répartie contre le sexisme, l’homophobie et le racisme

Source: http://stopausexisme.eu/videos/

En promouvant l’égalité des sexes aux travail, JUMP contribue à résoudre les problèmes de discrimination fondée sur le sexe dans un environnement professionnel. JUMP croit fermement que les organisations créeront de la valeur ajoutée et atteindront des performances plus élevées de manière durable. Au-delà de l’impact qu’il a sur une organisation, JUMP générère également un impact social dans la communauté en créant une société plus égalitaire.

Comment on répond à des propos sexistes ? JUMP vous propose des alternatives de réponses !

  1. L’autodérision

2. L’insolence

3. La pirouette

4. L’alexandrin

5. Le compliment

6. La vérité

7. La question

8. Et c’est justement…

9. La fausse citation

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Ces mots sexistes du dictionnaire

Des militants français dénoncent certaines définitions jugées sexistes dans le Larousse 2020.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

Photo: https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/dictionnaires-quels-sont-les-nouveaux-mots-cette-annee_2752207.html

Selon le dictionnaire Larousse, une boulangère n’est pas une femme qui confectionne du pain, mais bien « la femme du boulanger ». Et on ne parle pas ici du Larousse de 1952, mais bien de celui de 2020. Des voix s’élèvent d’ailleurs, en France, contre les définitions sexistes contenues dans ce dictionnaire. Selon la linguiste Pierrette Vachon-L’Heureux, qui a travaillé à l’Office québécois de la langue française (OQLF), la France accuse un retard par rapport au Québec sur la féminisation du français.

Le fait que le Larousse considère une présidente comme la femme d’un président et une guerrière comme une jeune femme qui revendique avec agressivité et violence sa place dans la société n’étonne pas Pierrette Vachon-L’Heureux : Nous avons affaire à une autre collectivité que la nôtre. C’est une représentation de cette société, et on voit bien qu’il y a des choses qui traînent.

Dans la société française que l’on connaît, le machisme est plus installé que chez nous. Et ça, ça fait une différence dans ce que les gens veulent projeter dans leur langage. Pierrette Vachon-L’Heureux, linguiste

Au Québec, le changement de mentalité s’est amorcé dans les années 70. À l’OQLF, à cette époque-là, on a dû proposer des formes pour les fonctions, les métiers dans l’administration publique, se rappelle la linguiste. Alors, ça a donné un élan et c’est là qu’on s’est mis à proposer toutes sortes de formes féminines.

Ce changement est toutefois loin de s’être fait dans l’harmonie. Il y a eu beaucoup de réticences, à plusieurs endroits, mais ça s’est installé petit à petit, affirme Pierrette L’Heureux-Vachon.

Et cette réticence existe toujours à l’heure actuelle en France. La linguiste affirme même que certaines de ses amies françaises se sont fait réprimander pour avoir demandé de se faire appeler directrices.

Sous la pression des militants en France, les responsables du Larousse ont affirmé que des changements seront apportés à la définition de certains mots.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

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TOUT PEUT CHANGER dans les coulisses du sexisme à Hollywood [Bande annonce]

https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/ Article du journal des femmes – Marie Dis.

Bande annonce de « Tout peut changer »

Synopsis : Tout peut changer est un documentaire qui révèle ce qui se cache derrière l’une des aberrations de l’industrie du cinéma américain : la sous-représentation des femmes à Hollywood. Le réalisateur Tom Donahue met en avant des décennies de discrimination à l’égard des femmes derrière et devant la caméra, grâce notamment à une méthode inédite d’étude des données chiffrées, avec, à l’appui, des centaines de témoignages accablants.  Plus important encore, le film cherche et propose des solutions qui vont au-delà de l’industrie du cinéma et bien au-delà des frontières américaines, à travers les témoignages de nombreuses voix d’Hollywood, dont Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon, Sandra Oh, Jessica Chastain, Chloë Grace Moretz, Shonda Rhimes, ou encore, Geena Davis, également productrice exécutive du film ; pour mettre en exergue ce qui peut et doit changer.

@ Marie Dis, Journal des femmes culture, https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/

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Quelques statistiques

Source et lien d’auteure de l’article: Fédération des maisons d’hébergement pour femmes – « Quelques statistiques »

La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

La violence à l’égard des femmes est une problématique systémique dont l’ampleur est toujours inquiétante au 21e siècle, malgré les nombreuses avancées réalisées. Cette problématique dépasse le cadre de référence de la violence conjugale, car c’est de tout un système dont il s’agît. Un système de domination, qui prend source dans le patriarcat et se nourrit des inégalités, des valeurs, des religions et des lois, persiste encore aujourd’hui. C’est ce système d’inégalités, sur plusieurs plans, qui génère et maintien la violence faite aux femmes[MP1] . Toute action qui dévalorise les femmes,  ou perpétue leur inégalité vis-à-vis des hommes contribue à renforcer la tolérance de la société à l’égard de la violence faite aux femmes et minimise l’importance du problème. Reconnaître le contexte social de la violence faite aux femmes est nécessaire pour y fin.

Inégalité économique

En 2009, le revenu moyen des femmes était de 23% inférieur à celui des hommes, soit près de 10000$ de moins par année. Le salaire horaire moyen des femmes était de 13 % plus bas que celui gagné par les hommes. Pas moins de 63,4 % des personnes travaillant au salaire minimum étaient des femmes(ISQ, 2009). À cette faiblesse de revenu s’ajoute celle associée à la monoparentalité. Le revenu d’emploi des mères seules n’équivaut qu’à 68,7 % de celui des pères seuls (SCF, 2010).

Inégalités professionnelles

Même lorsque les femmes s’orientent vers une carrière typiquement masculine comme le génie, leur rémunération est moins élevée. La ségrégation professionnelle, est l’une des formes les plus pernicieuses d’inégalité sur le marché du travail puisqu’elle s’accompagne de moins bonnes conditions de travail et de rémunération inférieure dans les professions féminines (Boulet, 2013). En 2012, des 13 300 postes de cadres supérieurs au Québec, plus de 10 000 sont occupés par des hommes(Boulet. 2013). En 2007, les femmes accomplissent annuellement 19 % d’heures réelles de travail de moins que les hommes. Elles s’absentent quatre fois plus d’heures que les hommes pour des obligations personnelles ou familiales et perdent 24 % plus d’heures en raison de la maladie ou de l’incapacité (SCF, 2010).

Inégalités (violence) sexuelle

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment 96 % des victimes d’agression sexuelle. Dans leurs relations actuelles, une femme sur trois et un homme sur cinq rapportent être victimes de coercition sexuelle  (c’est-à-dire faire en sorte qu’une personne s’engage dans une activité sexuelle malgré sa propre volonté de la part de leur partenaire), tandis que une femme sur cinq et un homme sur quatre rapportent perpétrer de la CS dans leur couple (CRIPAS, 2010).

Inégalités domestiques

Selon les données du Recensement de 2006, de Statistiques Canada, les Québécoises assureraient 60% du travail domestique et elles représentaient 70% des aidantes naturelles. En 2005, dans la population de 15 ans et plus, les femmes consacrent 54 % de leurs heures productives au travail domestique et 46 % au travail professionnel, alors que c’est l’inverse chez les hommes (34 %, travail domestique; 66 %, activités professionnelles) (SCF, 2010).

Inégalités en santé

En 2005, en proportion, plus de femmes que d’hommes déclarent avoir au moins un problème de santé de longue durée (71,8 % des femmes, 63,6 % des hommes). Toujours en 2005, plus d’une femme sur quatre (26,0 %) comparativement à un homme sur cinq (19,5 %) affiche un degré élevé de détresse psychologique (intimement liée aux troubles mentaux)

L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes (SCF, 2010).

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Sexisme bienveillant ou galanterie ?

Source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/dessinatrice-emma-sexisme-bienveillant_fr_5dada51ae4b0f34e3a7929a8

*** Attention *** : le sujet de la galanterie est discutable selon la personne qui la reçoit. Les personnes plus âgées y seront sensible (voir de manière agréable). Le sujet est intéressant parce qu’il crée une réflexion est un certain débat !

L’article ci-dessous est créée par l’autrice Emma qui a déjà illustré la charge mentale des femme qui a connu un succès sur les réseaux sociaux.

L’autrice Emma, connue pour son travail sur la charge mentale, sort ce jeudi 24 octobre une nouvelle BD intitulée « Des princes pas si charmants et autres illusions à dissiper ensemble! »

Si l’on parle de charge mentale aujourd’hui en France, c’est en grande partie grâce à elle. L’autrice féministe Emma, à qui l’on doit déjà trois bandes dessinées sur le sujet, revient ce jeudi 24 octobre avec la parution en librairie d’un quatrième tome intitulé “Des princes pas si charmants, et autres illusions à dissiper ensemble”.

Privilèges masculins, stratégies d’évitement ou encore histoire de la division des classes. Dans ce nouvel ouvrage, la blogueuse de 37 ans élargit le spectre des oppressions. Et ce n’est pas tout. Elle revient aussi sur une notion très largement méconnue, celle du “sexisme bienveillant”.

“Cela revient à traiter les femmes comme des petites choses à protéger”, explique cette dernière au HuffPost. On va ainsi valoriser certaines qualités dites féminines, comme la communication ou l’écoute, tout en leur refusant un gain d’autonomie. Une pratique qui s’inscrit aussi bien dans la sphère professionnelle que personnelle, précise la connaisseuse.

La galanterie peut en être une expression. Mais pas que. “On est vraiment très contents de t’avoir. Tu es sympathique, souriante. Ta présence égaye l’étage”, a par exemple confié un employeur à Emma au moment de son entretien individuel annuel. Mais rien, vraiment rien, sur son boulot au quotidien.

LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE

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Sexisme et violence

Source: hhttps://www.bienetrealecole.ca/modules-de-formation/equite-et-education-inclusive/comprendre-le-sexisme-le-racisme-et-lhomophobie/sexisme-et-violence

Un grand nombre de personnes croient que le sexisme a été éradiqué et que les femmes ont droit à la pleine égalité. Les filles et les jeunes femmes de classe moyenne ont beaucoup plus de débouchés et d’options qu’il y a 40 ans. Elles réussissent dans une multitude de professions. Un grand nombre d’entre elles ne s’identifient pas comme étant féministes. Selon elles, il n’est plus nécessaire de se battre pour atteindre l’égalité de nos jours.

En examinant la situation de plus près, on se rend compte que cette affirmation est fausse. Lorsqu’on expose les problèmes sociaux touchant les femmes au Canada, il est évident que les inégalités sociales sont toujours présentes. La fréquence des agressions sexuelles et de toutes les formes de violence contre les filles et les femmes est un autre indicateur clé et une conséquence dévastatrice de l’inégalité. (Voir le rapport intitulé « Inégalité des femmes au Canada » publié par L’alliance canadienne féministe pour l’action internationale.)

Le sexisme n’a pas disparu, il prend plutôt de nouvelles formes. Les manifestations contemporaines du sexisme sont toujours liées à l’inégalité des femmes.

PLUS D’INFORMATIONS

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Pourquoi il faut arrêter de dire aux femmes qu’il est dangereux de voyager seule

Source: https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/2020/01/24/pourquoi-il-faut-arreter-de-dire-aux-femmes-quil-est-dangereux-de-voyager-seule / auteure: Lucie Azema / 24 janvier 2020

Non seulement c’est sexiste, mais en plus c’est faux.

Les femmes ont longtemps été écartées des voyages au long cours et des « grandes explorations ». Certaines ont réussi à s’y glisser, comme Jeanne Barret, mais à la seule condition de se faire passer pour des hommes. Ces derniers se sont longtemps gardé les possibilités d’exploits et se sont ménagé des espaces non mixtes où les femmes étaient réduites à des objets de superstitions et de craintes (notamment dans le milieu maritime) – voire à des objets tout court.

Progressivement, les femmes se sont mises à voyager autant que les hommes, de plus en plus loin et de plus en plus seules. Leur éviction du voyage a disparu sur le plan légal, mais persiste sous couvert de « bienveillance » : voyager seule pour une femme serait une chose beaucoup plus dangereuse que pour un homme.

L’aventure, une affaire d’hommes

Aux hommes les grands espaces, les échappées belles et les plaisirs de la solitude consentie. Pourtant, les risques du voyage existent pour eux aussi. Mais dans leur cas, c’est romantique, ça relève du dépassement de soi, c’est l’aventure avec un grand A.

La femme, quant à elle, c’est celle qui reste. A l’image de Pénélope qui attend fidèlement Ulysse pendant que celui-ci enchaîne les aventures et les exploits. L’héroïsme de Pénélope réside dans son attente, sa patience, son immobilité. Le voyage est censé être dangereux pour les femmes, on leur répète qu’elles vont à l’avant de grands dangers. En revanche, il est leur est recommandé de s’anéantir dans l’amour et dans l’attente de celui-ci.

La grande force de ce modèle est de faire apparaître les contre-histoires (on aurait même envie d’écrire les contre-destins) comme exceptionnels. Alors oui, en un sens, ils le sont : pour une femme, jouir pleinement de sa liberté de mouvement – et de sa liberté en général – requiert un élan supplémentaire. Le coût social, psychologique et relationnel est bien plus grand que pour un homme.  Mais cette vision appliquée à un argumentaire sexiste et misogyne revient à affirmer qu’une femme qui voyage seule prend des risques inconsidérés, que dans le meilleur des as elle est inconsciente – sinon qu’elle est immorale.

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Exemple de sexisme bienveillant

« Nous sommes samedi matin. Je viens de démarrer ma voiture pour la faire réchauffer avec le froid nordique qui couvre le Centre-du-Québec. Surprise au retour dans ma voiture, le pare-brise est fissuré.

Un homme m’écris via un réseau social très populaire pour avoir des nouvelles. Je ne le connais pas vraiment (voir pas du tout). Je lui raconte ma mésaventure et la discussion devient vraiment « weird ».

Lors de la discussion, l’homme me nomme « ma chérie », « ma belle » alors que je ne le connais pas du tout. (sexisme bienveillant)

Il me demande mes papiers d’assurances pour vérifier ma franchise pour mon pare-brise et le nom de mon contact. Je refuse relativement poliment. (Sexisme bienveillant)

Puis après mon refus, il ajoute que je suis « bête ». Je ne comprends toujours pas comment je peux réussir mon compte, alors que ce sont des textos. Je me fais répondre qu’il lit les émotions. (mansplanning / sexisme bienveillant)

Résultat, je me suis fâchée, je l’ai bloqué et j’ai écrit cette publication.

Je peux comprendre que la personne avait la magnifique intention de m’aider. Cependant, je ne t’appartiens pas, je ne te connais pas et la confiance, à mon avis, ça se mérite.

Je me suis sentie comme une enfant de 2 ans, immature et incapable de gérer mes responsabilités. Je me suis sentie comme une incompétente, « poche » et oui, profondément offensée.

Cependant, je me suis fâchée. Ce genre d’irrespect, à mon avis, c’est tout simplement non ! C’est tout simplement inacceptable. Je l’ai nommé et je le dénonce. Je ne suis pas inférieure, je ne le serai jamais !

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Entrevue – Radio-Canada

Le 8 janvier 2020, l’agente de projet de la TCMFCQ, Maryse St-Arneault, était en entrevue à l’émission Facteur matinal de Radio-Canada pour parler du projet Sexisme, pas ici !

Pour réentendre l’entrevue, cliquer sur le lien ci-dessous:

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/facteur-matinal/episodes/452051/rattrapage-du-mercredi-8-janvier-2020/6?fbclid=IwAR0qmuDQfFl1LPhafp2ZbqfjB17ZYAxi1PPt71YgD3o13UnetxhUDT-PkJ4

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Un genre d’énigme

Source: @MarcCassivi – LaPresse – http://plus.lapresse.ca/screens/1c8d0d38-3983-4632-82ef-c52faf93f8e3__7C___0.html / 19 mars 2017

Chronique de Marc Cassivi, La Presse. 19 mars 2017.

Commençons par une énigme.

Un homme et son fils ont un grave accident de la route. Le père meurt sur-le-champ. Son fils, grièvement blessé, est envoyé d’urgence à l’hôpital le plus proche. Arrivé sur place, il est accueilli par un médecin qui, secoué, dit aux ambulanciers : « Je ne peux pas opérer ce garçon. C’est mon fils. »

Qui est ce médecin ?

Commençons par une énigme. Un homme et son fils ont un grave accident de la route. Le père meurt sur-le-champ. Son fils, grièvement blessé, est envoyé d’urgence à l’hôpital le plus proche. Arrivé sur place, il est accueilli par un médecin qui, secoué, dit aux ambulanciers : « Je ne peux pas opérer ce garçon. C’est mon fils. »

Qui est ce médecin ? Réfléchissez-y un instant, puis revenez (donc) lire le reste de cette chronique…

Comme je suis un homme et que je surestime sans doute mon intelligence (on y reviendra), lorsqu’on m’a posé récemment cette énigme sur les préjugés inconscients – vieille d’au moins une trentaine d’années –, j’ai cru que j’avais élucidé le mystère. « C’est un couple gai ! Le chirurgien est homosexuel. Vous ne m’aurez pas ! »

Et comme la plupart des gens, tous sexes confondus, j’avais tort.

Si vous avez hésité avant de répondre, ou que vous n’avez pas trouvé la réponse, c’est que vous avez, tout comme moi et la vaste majorité des répondants, intégré le stéréotype selon lequel un chirurgien est forcément un homme. Comme moi, qui me prétends féministe, vous n’avez pas pensé spontanément que le médecin qui a accueilli le garçon blessé était en fait sa mère.

Les stéréotypes et les préjugés inconscients régissent nos interactions, bien davantage que l’on ne le présuppose. Ils façonnent insidieusement notre manière de réfléchir, d’anticiper et d’appréhender le monde dans lequel nous vivons. Un monde où, malgré les avancées du féminisme, l’on présume généralement que c’est un homme qui est en position d’autorité (ce qui n’est pas faux).

Ce n’est pas par mauvaise volonté. Notre cerveau est conditionné depuis notre naissance à analyser spontanément des situations selon un certain nombre d’a priori ayant trait au genre, à l’âge, au groupe ethnique, à la religion, à l’orientation sexuelle, etc.

Il est aussi influencé par la manière dont on lui présente les choses : les mots qui sont par exemple utilisés pour raconter une histoire (il y a volontairement une majorité de termes masculins dans l’énigme du début de cette chronique).

Dans un fascinant dossier publié dans nos pages, mes collègues Marie-Claude Malboeuf et Mathieu Perreault s’intéressent à ce qui modèle différemment les comportements des filles et des garçons dès le plus jeune âge. Des chercheurs américains ont révélé en janvier dans la revue Science qu’entre l’âge de 5 et 6 ans, la perception que les fillettes ont d’elles-mêmes change de manière radicale : alors qu’elles se considèrent comme aussi brillantes que les garçons à 5 ans, ce n’est plus le cas à peine un an plus tard.

Selon ce qu’ont révélé les chercheurs à mes collègues, quelque 65 % des filles et des garçons de 5 ans interrogés dans le cadre d’une étude sur un jeu destiné aux enfants « vraiment, vraiment intelligents » considéraient que le personnage surdoué mis en scène était du même sexe qu’eux. Mais dès l’âge de 6 ans, les filles avaient à 60 % tendance à associer le fait d’être brillant à un personnage masculin (contre 64 % pour les garçons).

Comment expliquer ce soudain revirement de perception ? Il serait lié à l’âge de la raison, cette période d’apprentissage où l’enfant prend conscience du monde qui l’entoure, de l’image qu’il projette et de la manière dont il est perçu par les autres.

Le moment de la perte de l’innocence coïncide, selon cette nouvelle étude américaine, avec celui où plusieurs jeunes filles perdent soudainement confiance en leurs moyens et s’estiment « moins intelligentes » que les garçons. Même lorsqu’elles obtiennent de meilleurs résultats scolaires !

Ce phénomène est sans doute lié aux préjugés tenaces qu’entretiennent autant les hommes que les femmes sur la réussite : les filles réussissent parce qu’elles travaillent fort et sont disciplinées ; les garçons réussissent parce qu’ils ont des aptitudes supérieures et un talent naturel.

Pour leur faire un compliment, on dit aux filles qu’elles sont belles, alors qu’on dit aux garçons qu’ils sont doués. C’est un réflexe intégré qui perdure même à l’âge adulte. Vous irez voir les commentaires sous les photos de vos amies sur Facebook pour vous en convaincre (« T’es tellement belle ! ! ! » et autres variations sur le même thème).

Ce conditionnement culturel a de nombreux effets pervers. Il contribue notamment à ce que les filles se privent, dès un très jeune âge, d’expériences formatrices qui pourraient forger favorablement leur estime d’elles-mêmes (et leur servir dans leur vie professionnelle). Il explique aussi en partie, selon les chercheurs, pourquoi si peu de femmes se destinent à des carrières scientifiques, en particulier en physique ou en mathématiques.

Cette tendance à sous-estimer le potentiel des filles n’est pas propre aux États-Unis ou à l’Amérique du Nord, selon ce que révèlent les spécialistes consultés par mes collègues.

Les deux tiers des Européens interrogés à ce sujet il y a deux ans ont déclaré que les femmes n’avaient pas les capacités suffisantes pour devenir des « scientifiques de haut niveau ».

C’est un constat choquant, mais un peu partout dans le monde, les parents trouvent leurs fils plus intelligents que leurs filles. Et inversement, filles comme garçons estiment leur père plus intelligent que leur mère. Bref, les garçons profitent d’un préjugé très favorable eu égard à leurs capacités cognitives, contrairement aux filles.

Les hommes eux-mêmes (j’y faisais référence en début de chronique) se croient plus intelligents qu’ils ne le sont réellement, ce qui n’est pas le cas des femmes. Alors que dans les faits, selon une majorité de spécialistes, il n’y a pas d’écart significatif en matière de mesure de l’intelligence des hommes et des femmes.

Le cercle des préjugés est particulièrement vicieux et nourrit sans relâche le sexisme. Devant des garçons qui surestiment leurs capacités et sous-estiment celles des filles, celles-ci, pourtant plus lucides vis-à-vis de leurs propres compétences, se trouvent désavantagées très tôt en société.

C’est démontré scientifiquement : bomber le torse procure un avantage net à l’homme, alors que la modestie de la femme lui nuit. L’homme benêt qui se targue de ses exploits réussit mieux que la femme supérieurement intelligente jouant la carte de l’humilité. On dira que la plus récente élection présidentielle américaine en est la preuve irréfutable…

— Marc Cassivi, la Presse —–

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SansStéréotypes: Les choix scolaires et professionnels (SCF)

Info-lettre du Secrétariat à la condition féminine du Québec.

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Les choix scolaires et professionnels

Les garçons et les filles peuvent mettre à profit leur plein potentiel dans une multitude de domaines professionnels. Cela dit, les choix de carrières des jeunes sont encore très influencés par les modèles qui leur sont présentés.   Une ingénieure mécanique, un infirmier, pourquoi pas? Proposer des modèles diversifiés de femmes et d’hommes qui travaillent dans différents domaines offre aux enfants la possibilité d’envisager des options aussi nombreuses que variées et d’exprimer leur personnalité en s’affranchissant des stéréotypes associés à leur sexe. Pour en savoir plus…

LE SAVIEZ-VOUS ?

En 2018, les femmes gagnaient en moyenne 89 cents pour chaque dollar gagné par les hommes (Statistique Canada, 2019). Cet écart de salaire s’explique en partie par le fait que les emplois majoritairement féminins continuent d’offrir une rémunération inférieure à celle des emplois à prédominance masculine.

Une majorité de femmes se retrouve dans un nombre plus restreint de professions par rapport aux hommes. En 2017, près de 70% des filles inscrites à la formation professionnelle au secondaire (DEP) se concentraient dans deux domaines d’études, alors que les garçons se répartissaient dans une plus grande variété de domaines (CSF, Portrait des Québécoises, édition 2018).  

Les différences d’intérêts entre filles et garçons, et entre femmes et hommes, n’ont rien de biologique. Elles ne sont donc pas liées au sexe, mais à une éducation différente selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon.

Votre intervention peut changer les choses :

  1. Diversifiez les activités pour que les enfants cultivent toutes les compétences nécessaires à leur réussite scolaire.
  2. Amenez les enfants à acquérir une ouverture d’esprit par rapport aux choix des autres.
  3. Démontrez que le sexe d’une personne ne la restreint pas dans ses choix.
  4.  Démontrez aux enfants qu’il existe des modèles variés de travailleuses et de travailleurs (par exemple, une camionneuse et un infirmier).
  5. Invitez les jeunes à explorer différentes avenues qui reflètent leurs propres intérêts et compétences en matière de choix scolaires et professionnels.

Vous êtes parents?

Avec quelques changements simples dans vos interventions, vous pouvez favoriser l’épanouissement des filles et des garçons qui vous entourent.

Pour d’autres idées d’intervention, consultez la rubrique Que pouvons-nous faire?

Vous travaillez dans un service de garde éducatif à l’enfance?

Téléchargez ou procurez-vous le livre Tu peux d’Élise Gravel et faites-en la lecture avec les jeunes afin de les sensibiliser aux différentes manières d’exprimer leur personnalité, qu’ils soient filles ou garçons.

Vous travaillez en milieu scolaire?

Visionnez la capsule vidéo « Défi construction », de la Commission de la construction du Québec, qui met en lumière de façon ludique les avantages d’avoir une mixité dans les différents domaines de professions.

Explorez aussi notre boîte à outils Les choix scolaires et professionnels pour voir toute la variété des outils disponibles.

Sexisme en politique: tout cela était censé changer !

Source: https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2020-12-16/sexisme-en-politique/tout-cela-etait-cense-changer.php

Un article de monsieur Paul Journet est paru dans le journal La Presse, ce 16 décembre au matin. L’histoire est malheureusement vraie, mais les noms ne sont pas cités. L’événement s’est déroulé récemment. L’auteur précise que l’anecdote n’implique pas le député Harold Lebel ou sa victime alléguée et que l’anonymat de la plaignante doit être respecté.

Une députée marche dans un corridor de l’Assemblée nationale. Elle croise un autre élu.

« Ils sont beaux, ton chandail ! »

Elle le traite d’imbécile. Il trouve cela drôle.

L’auteur veut surtout parler de manière générale de tous les autres cas. Ceux-ci qui impliquent à la fois des députés et des employés politiques. Une culture machiste qui est présente dans le milieu politique. Parce que le sexisme y est présent par « différentes manifestations qui vont de la maladresse au crime. »

De plus, il compare l’Assemblée nationale à un aquarium: un monde fermé sur lui-même. Le train de vie est différent et la plupart des personnes sont loin de chez eux. Les journées sont longues. « Il n’est pas rare de sortir du parlement un mardi ou un mercredi soir à 21 h, encore sur l’adrénaline, avec un besoin de décompresser. La Grande Allée est proche, avec ses nombreux bars » ajoute-t-il.

Il précise que certains partis ont leur propre bar (le salon des députés) géré par le whip. On prend un verre lors de rencontre de travail intense ou de caucus. Un monde d’ambition et d’ego qui complique les relations.

Plusieurs histoires sont racontées, mais d’une autre époque.

Celle d’un ministre qui appelait, insistant, à la chambre d’hôtel d’une journaliste. Ou celles des caucus, où on se surprenait le matin à voir quel élu sortait d’une autre chambre que la sienne.

Paul Journet – La Presse

Selon lui, cette manière de faire démontre une culture malade et elle prend trop de temps à guérir. Il semble avoir entendu toutes sortes de « bêtises » dans le milieu.

J’ai entendu un ministre qui exigeait que son attachée de presse porte des talons hauts. J’ai vu un ministre inviter, en pleine mêlée de presse, une jeune reporter à « prendre un p’tit verre ». J’ai aussi vu une personne élargir les doigts à une dizaine de mètres d’une ministre qui passait dans le corridor, pour mesurer la largeur de ses fesses.

« Tout cela était censé changer! »

L’Assemblée nationale a adopté une politique contre le harcèlement, suivie d’une campagne de sensibilisation avec des affiches placardées partout au parlement. Les dénonciations ont suivi aussi !

En 2016, une femme — qui ne travaillait pas en politique — s’est plainte d’avoir été agressée par le député libéral Gerry Sklavounos. La police n’a pas déposé d’accusation. Dans les mois qui ont suivi, d’autres femmes se sont manifestées. Y compris une jeune militante qui raconte avoir été embrassée contre son gré par le député. Elle avait alors 15 ans.

Et quand cela arrive, on demande aux autres femmes des cabinets politiques pour vérifier si elles savaient. « Bien sûr qu’elles s’en doutaient. Elles en parlaient depuis longtemps entre elles, pour se protéger. Pour savoir avec qui ne pas se retrouver seules ».

Mais ça ne s’arrête pas là. Les exemples sont trop nombreux.

« Le ministre Pierre Paradis était visé par une plainte d’agression sexuelle par une employée politique – il n’a pas été accusé! »

« Le député libéral Yves St-Denis était éjecté du caucus après avoir envoyé une photo pornographique non sollicitée à une collègue. Par la suite, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une conseillère municipale des laurentides. »

 » Une politicienne belge a dit avoir subi des attouchements de l’ex-président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon, lors d’une mission à Québec en 2011. Ce dernier nie. »

Selon l’auteur, on pourrait croire que les victimes parlent plus et ont moins peur. Que ce genre de chose n’est plus toléré.  » Mais on peut aussi y voir la preuve que les mœurs tardent à s’assainir… »

Depuis peu, les partis ont confiés qu’ils géraient autrement le salon des députés. On surveille la consommation d’alcool. Ça aide au travail, surtout en soirée.

« Pour ma part, les bars m’ont aidé dans mon boulot. Après deux ou trois verres, on apprend à mieux connaître un employé politique. Les langues se délient. Mais pour une femme, c’est différent.

On lui demandera si elle veut séduire pour obtenir un scoop. Je le sais parce que c’est arrivé. Cela a causé des ennuis à la personne. Elle s’est sentie humiliée. Elle a coupé les ponts avec sa source.»

La semaine dernière, la députée Émilise Lessard-Therrien a posé une question en chambre au ministre des Forêts, Pierre Dufour. Du haut de sa condescendance, il lui a répondu : « Y’a pas de trouble avec ça, jeune dame. » Un bel exemple de sexisme ordinaire !

Ce qui est triste, c’est de s’imaginer que lorsque les caméras sont fermées et que les portes sont closes, c’est pire !

Pour lire l’article dans son intégralité, c’est par ici !

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