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Fin d’une pratique jugée sexiste au Tour de France.

Source: https://www.ouest-france.fr/tour-de-france/tour-de-france-fin-des-miss-sur-le-podium-place-desormais-a-un-hote-et-une-hotesse-6942444

Un article de l’Ouest France du 19 août 2020 annonce que le célèbre événement Le Tour de France mettait fin à une pratique jugée sexiste. Effectivement, des femmes appelées « miss » se rendaient sur le podium pour la remise des prix. D’ailleurs, ces mêmes femmes devaient embrasser le vainqueur (tradition du bisou), une tradition qui ne semble pas avoir été remise en cause !

Il est malheureux de constater que cette pratique décriée prenne fin non pas pour des raisons de sexisme, mais bien pour des raisons sanitaires qu’amène la pandémie du COVID19.

C’est le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, qui a fait l’annonce en précisant que la « mixité sera désormais respectée sur les podiums de la Grande Boucle, avec un homme et une femme qui remettront les maillots aux champions lors des arrivées. » (1)

Toujours selon le directeur, la mixité est présente depuis 20 ans pour d’autres types de courses.

Une tradition qui semble difficile à changer malgré les multiples voix qui s’élèvent régulièrement et les pétitions (38 000 signatures) qui demandent « la fin des hôtesses de podium ».

« Les femmes ne sont pas des objets ni des récompenses! »

https://www.ouest-france.fr/

La Formule 1, quant à elle, avait déjà mis fin aux « grid grils » en 2018. Des jeunes femmes choisies pour leur physique afin d’identifier l’emplacement des voitures avant la course.

Pour lire l’article intégralement: https://www.ouest-france.fr/tour-de-france/tour-de-france-fin-des-miss-sur-le-podium-place-desormais-a-un-hote-et-une-hotesse-6942444

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Le sexisme expliqué à travers des peintures classiques

Source: https://arts.konbini.com/peinture/le-sexisme-explique-a-travers-des-memes-de-peintures-classiques/?fbclid=IwAR0OkxbBegAu_uKzLtcdlTenjxS1W0Rzj6Mo8QK9yBli7BhikmgZn_HcEqc

Dans l’article de Kobini arts, il est question d’un ouvrage qui aborde avec humour la misogynie via les des peintures classiques. Une création de Nicole Tersigni, Men to avoid in Art and Life. Un livre qui rassemble des épisodes de sexisme subie par les femmes au quotidien. Un projet qui a débuté sur Twitter et qui a connu une certaine popularité.

« Mansplaning c’est lorsqu’un homme explique à une femme quelque chose qu’elle sait déjà, voir même experte, de manière paternaliste et condescendante. »(1)

L’ouvrage féministe est divisé en différents chapitres selon certaines typologies d’hommes: le mansplainer, le concern troll, le comedian, le sexpert et le patronizer.

Quelques extraits de l’article de Kobini arts que vous pouvez lire intégralement ici.

« Tu as peut-être fait un mémoire sur le sujet mais d’après cette page Wikipedia que j’ai parcourue… » et « Laisse-le te montrer comment ça marche, ma chère. Les échelles peuvent être difficiles ». (© Chronicle Books)

« Je sais que vous utilisez cet instrument de manière professionnelle et moi non mais laissez-moi vous aiguiller… » et « Je vois que vous prenez de l’eau ici tous les jours, laissez-moi vous expliquer les choses que vous faites mal. Numéro un… ». (© Chronicle Books)

« – Maintenant que vous montez à cheval, vous devez vous assurer de bien tenir les rênes. – Ce sont mes chevaux » et « – Vous voyez ? Cela dit ici qu’utiliser ce type de pinceaux n’est, je cite, ‘pas idéal’. – Mais… ». (© Chronicle Books)

« Écoutez, je voulais vous donner cette promotion. Mais je ne voulais pas que cette responsabilité en plus soit trop stressante pour vous » et « Quand je vous dis que vous devriez perdre quelques kilogrammes, c’est simplement pour votre santé ». (© Chronicle Books)

Men to Avoid in Art and Life de Nicole Tersigni est disponible aux éditions Chronicle Books.

(1) ARTICLE DE KOBINI ARTS (C)

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La fille de la famille

https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-08-16/la-fille-de-la-famille-histoire-de-fille.php

Extrait de l’article de Nathalie Collard, dans la Presse.

« Dans La fille de la famille, Louise Desjardins nous parle de sexisme ordinaire avec douceur et ironie. Son roman raconte l’histoire d’une fille élevée au sein d’une fratrie avec, comme toile de fond, l’émancipation tranquille des femmes dans les années 1960 et 1970. Un livre qui nous arrive comme un murmure au beau milieu du tintamarre des dénonciations. »

Lire l’article complet: https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-08-16/la-fille-de-la-famille-histoire-de-fille.php

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« Agressives » et autres préjugés contre les femmes

Source: Les Brutes

La perception des Brutes des femmes sur le marché du travail a beaucoup moins évoluée qu’on le pense depuis l’époque de « Mad Men ».

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« La déferlante »

Dans le cadre des 24 heures de solidarité féministe, le comité organisateur centricois de la Marche Mondiale des Femmes (MMF) 2020 lance sa création originale intitulée « La déferlante ». Conçue en période de confinement, cette vidéo a été réalisée afin de promouvoir les revendications de la MMF. Aimez et partagez en grand nombre!

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Féminisme: un guide à télécharger pour contrer les sceptiques

Vous en avez marre de faire face aux mêmes rengaines type « Je ne suis pas féministe, je suis humaniste » ?

Pas de soucis, le Centre Hubertine Auclert met à votre disposition un petit guide idéal pour propager les bonnes ondes militantes.

L’objectif:

« Déconstruire les idées reçues sur ce mouvement révolutionnaire, à grands renforts d’explications simples et détaillées, de retours aux bases élémentaires et de dessins colorés résumant non sans humour le discours de chaque texte. Sans oublier l’appui de citations éclairantes à souhait d’autrices et penseuses comme Simone de Beauvoir, Geneviève Fraisse et Benoîte Groult. A mettre entre toutes les mains donc.« 

Voir l’article complet

Télécharger le guide

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Le sexisme, « ça n’existe plus »!

Sarlet Marie, Dardenne Benoit, « Le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres », L’Année psychologique, 2012/3 (Vol. 112), p. 435-463. DOI : 10,407 4/S0003503312003053. URL : https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-3-page-435.htm

« La représentation que nous avons habituellement d’une personne sexiste est celle d’un homme aux attitudes clairement hostiles à l’égard des femmes. »

Sarlet Marie, Dardenne Benoit.

Une idée circule sur le fait que le sexisme semble disparu de nos sociétés. Selon l’article le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres, l’égalité serait atteint et les « féministes seraient victorieuses de tous leurs combats et largement partagées » (Delphy,1998,2001).

Mais cette idée qui circule est un mythe ! La réalité est différente !

POURQUOI CE PARADOXE ?

Toujours selon les auteurs de l’article, oui il y a eu des changements politiques et légaux. Cependant, au cours des années, les discriminations ont évolué et cette évolution les ont rendus plus complexes dans leurs manifestations.

Le sexisme n’est pas disparu, mais il aurait pris une autre forme très différente de celui que nous connaissons. C’est de cette manière que ces discriminations peuvent cohabiter avec le principe d’égalité malgré des conséquences observables. De plus, ces formes de sexisme persistent et passent inaperçues. Donc, plus difficile à « voir ». Il devient important, alors, de dépasser le concept connu du sexisme qui le définit comme uniquement à des attitudes antipathiques.

« Le sexisme n’aurait pas disparu, mais aurait été remplacé par des formes plus implicites de discrimination qui sont en accord, au moins superficiellement, avec le principe d’équité entre les genres véhiculé par nos sociétés (par exemple, Benokraitis & Feagin, 1995 ; Glick & Fiske, 1996). »

QUELLES SONT LES FORMES DE SEXISMES

Sexisme hostile : attitudes explicitement négatives envers les femmes qui sont considérées comme des manipulatrices aux idées féministes et agressives usant de leur séduction pour mieux contrôler les hommes (Glick et Fiske, 1996) Exemple, le harcèlement, l’humour sexiste, violences physiques, etc.

Sexisme bienveillant : attitudes subjectivement positives qui décrivent les femmes comme des créatures pures, qui doivent être protégées et adorées par les hommes et dont l’amour est nécessaire à ces dernières pour qu’ils se sentent complets.

Sexisme ambivalent : attitudes envers les femmes composées d’un mélange d’attitudes opposées (négatives et positives). Il y a coexistence entre le sexisme hostile et le sexisme bienveillant.

D’AUTRES CONCEPTS

Outre les trois définitions mentionnées ci-dessus, les auteurs « classent » les différentes formes de sexisme selon certaines caractéristiques. On parlera alors de sexisme old-fashioned, sexisme contemporain, sexisme moderne et de néo-sexisme.

Sexisme old-fashioned: les conceptions stéréotypiques d’un groupe spécifique caractérisées par une discrimination explicite (donc, du sexisme hostile). On pourrait le nommer aussi, le sexisme traditionnel. Celui auquel, nous sommes habitués.es de voir et qui fait partie de l’éducation de nos parents et grands-parents. Exemple, harcèlement, violence, etc.

Sexisme contemporain : ces manifestations se voient moins facilement. Il est exprimé de manière implicite et est associé à du sexisme bienveillant. On parle souvent dans le texte de « chevalerie ». Ces formes de « bienséances » sous-entendent que « les femmes sont fragiles et qu’elles ont besoin de la protection des hommes. Il suggère qu’elles sont inférieures et moins capables qu’eux ». (Sarlet, Dardenne, 2012) Exemple,  le mari de la femme enceinte va interdire à sa femme durant sa grossesse de conduire parce qu’il juge selon lui que cela est trop risqué (wikipédia, 2020)

Sexisme moderne et le néo-sexisme : sont classés dans la catégorie de sexisme contemporain de par sa « nouveauté ». La différence avec le sexisme bienveillant est que les individus dénient que la discrimination envers les femmes soit toujours un problème d’actualité. Les demandes des femmes paraissent exagérées et un ressentiment existe envers les faveurs spéciales octroyées par la société aux femmes. Exemple, les inégalités ne seraient ni douloureuses ni graves, le « vrai » sexisme ne serait que très peu répandu dans la société et les femmes aimeraient leur statut inférieur et opteraient librement et consciemment pour ce dernier. (wikipédia, 2020)

DEUX SORTES DE POUVOIR

Le sexisme bienveillant tire sa source d’un pouvoir dyadique. C’est-à-dire que les hommes « sont dépendants des femmes (intimité, reproduction) et encourageraient les formes bienveillantes de sexisme (vénération et protection des femmes) ». Il est alors question d’un paternalisme protecteur (bienveillance). L’homme doit protéger la femme !

Le sexisme hostile provient d’un pouvoir structurel. « Les hommes dominent au niveau des institutions politiques, légales, économiques et religieuses. » Ici, on parle d’un paternalisme dominateur (ou d’hostilité) qui démontre une dominance des hommes sur les femmes.

Mais les deux associent les femmes à des êtres inférieurs (dimensions biologiques et sociales qui leur sont communes).

UN PROCESSUS —sexisme hostile et bienveillant, des compléments

Utiliser uniquement le sexisme hostile envers les femmes pour exercer leur domination est impensable. En général, les hommes vont utiliser le sexisme hostile et le bienveillant pour exercer leur domination. C’est pourquoi Glick et Fiske (1996) constatent que les attitudes subjectivement positives sont simultanément accompagnées d’attitudes sexistes hostiles. « Le sexisme hostile et le sexisme bienveillant ont un but commun : maintenir les femmes dans une position de subordination. Il devient un processus complémentaire au maintien des inégalités ». (1)

MAIS COMMENT LE SEXISME MAINTIENT LES INÉGALITÉS SOCIALES ENTRE LES GENRES

Le sexisme bienveillant va récompenser les femmes qui respectent leurs rôles traditionnels liés à leur genre et le sexisme hostile va punir les femmes qui ne respectent pas ces mêmes rôles. Exemple, on est gentil avec une femme enceinte qui sera cliente dans un magasin (rôle traditionnel). Cependant, si elle est enceinte et qu’elle se présente à une entrevue pour un emploi, elle ne sera pas engagée (non-respect du rôle traditionnel qui se veut qu’une maman, ça reste à la maison).

Le sexisme bienveillant permet l’acceptation des rôles prédéfinis traditionnels. Il sera mieux accepté par les femmes victimes. De plus, il permet aux hommes sexistes de justifier leur « hostilité vers les femmes qui le “méritent” et de se faire valoir comme des protecteurs des femmes que comme des dominateurs hostiles. » Le sexisme bienveillant désarme les femmes face à l’hostilité et même, la rendrait acceptable.

Source: Sarlet Marie, Dardenne Benoit, « Le sexisme bienveillant comme processus de maintien des inégalités sociales entre les genres », L’Année psychologique, 2012/3 (Vol. 112), p. 435-463. DOI : 10,407 4/S0003503312003053. URL : https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-3-page-435.htm

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La Fédération américaine de soccer revoit son discours sur l’égalité salariale

Agence Presse France. (2020, mars 31). Radio-Canada. Consulté le 1 avril 2020, à l’adresse https://ici.radio-canada.ca/

C’est en mars 2019 que les joueuses de soccer américaines ont intenté une poursuite contre leur organisation pour discrimination salariale qu’elles accusent de « discrimination sexuelle institutionnalisée depuis de nombreuses années ».(1)

Vingt-huit (28) joueuses de soccer (footballeuses) dénoncent l’écart de salaire existant par rapport à l’équipe masculine. De plus, elles rapportent que des inégalités subsistent concernant le choix de l’endroit, des moments et de la fréquence des matchs disputés, sur leur façon de s’entraîner, la façon dont elles sont dirigées et même la manière dont elles reçoivent des traitements médicaux et leurs déplacements pour les matchs.

 » Les avocats de l’instance ont écrit, dans les documents, que la fédération ne contexte plus le fait que les fonctions de l’équipe nationale féminine et celles de l’équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux.

L’USSF mentionnait dans un précédent dossier

que jouer dans l’équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basés sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité […] »

Des mots qui ont suscité une indignation immédiate et généralisée (joueuses, dirigeants, commanditaires) poussant la Fédération américaine de soccer à démissionner. La vice-présidente, Cindy Parlow Cone, ancienne joueuse internationale américaine, a pris l’intérim de la présidence et a « émis le souhait d’apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l’équipe nationale est prévu le 5 mai. » (3)

« Les joueuses réclament 66 millions de dollars en arriérés de salaire en vertu de la loi sur l’égalité de rémunération et sur les droits civils. De plus, elles dominent actuellement le soccer mondial avec 4 des 8 Coupes du monde, dont une en 2015 et une autre en 2019. »

(1) Agence Presse France. (2020, mars 31). Radio-Canada. Consulté le 1 avril 2020, à l’adresse https://ici.radio-canada.ca/

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L’info lettre de mars 2020

Dans l’info lettre de mars 2020, la brigade fait un résumé des publications du mois sur les différents réseaux sociaux et site Internet.

Pour lire l’infolettre c’est par ici !

« Quand un homme donne son opinion, c’est un homme. Quand une femme donne son opinion, c’est une garce.
– Bette Davis-
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Petit guide pratique pour que les hommes mettent fin au sexisme

Source: https://www.konbini.com/fr/tendances-2/guide-pratique-homme-sexisme/

« Apprenez à vos fils à ne pas violer, au lieu d’apprendre à vos filles comment éviter d’être violées »

Parler et dénoncer le sexisme ne suffit pas à faire changer les choses. Il faut passer à l’action. Comme le mentionne l’article de kobini.com, « Les hommes n’ont pas forcément conscience de perpétuer ce système d’oppression, mais ayant grandi en son cœur, en position de domination, ils ont de fait leurs responsabilités. Et il est grand temps de les assumer« !

On vous propose un petit guide pratique pour les que les hommes mettent fin au sexisme.

  1. Les femmes ne sont pas inférieures aux hommes
  2. Sans consentement clair et éclairé, c’est toujours non.
  3. En finir avec les généralités sexistes sur les femmes
  4. Stop à « l’humour » fait au détriment des femmes
  5. Arrêtez de considérer le masculin comme l’universel
  6. Ce n’est pas aux femmes de « faire attention » à ne pas se faire agresser par les hommes
  7. Écoutez-nous
  8. Arrêtez de systématiquement faire primer les hommes
  9. Écoutez les victimes présumées
  10. Vous faites parties du problème (prendre conscience des inégalités qui sont considérées normales et éviter de les répéter)
  11. Vous avez le devoir d’intervenir
  12. Pour changer tout un système, il faut une implication globale
  13. Un engagement de tous les hommes (prise de conscience)

Pour lire l’article au complet et en détails, c’est par ici

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Le sexisme et les enfants !

Avec la situation actuelle (covid-19), les travailleuses de la Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec ont la chance de pouvoir travailler de la maison.

Ce qui a permis d’être plus créatives. Nous vous proposons donc, des petits mots d’enfant sur le #sexisme.

Nous vous présentons ici, Eve qui a 10 ans.

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Le sexisme des transports

Brassard-Lecours, G. (2019). Le sexisme des transports [Post de blog]. Consulté à l’adresse https://journalmetro.com/opinions/a-qui-la-ville/2427370/le-sexisme-des-transports/

Un article très intéressant sur le #sexisme dans les transports. Ici, Madame Brassard-Lecours parle de son expérience à vélo !

« Nous venons de souligner le 8 mars, Journée internationale des femmes, et cela m’a donné l’occasion de réfléchir au sexisme que nous, femmes, vivons chaque jour, y compris dans les transports. Plusieurs exemples me viennent en tête mais, comme le vélo est le moyen de transport que j’utilise le plus, je vous parlerai d’abord de celui-ci. Je sais que je ne suis pas la seule à vivre le sexisme, parfois même inconscient, en tant que fille sur un bolide à deux roues.Si elle s’arrête à un feu rouge et qu’un homme arrive, il se met automatiquement devant elle, assumant qu’elle va moins vite que lui. Les commentaires sexistes des automobilistes sont plus nombreux quand elle roule en jupe ou en robe.« 

Lire la suite de l’article

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9 personnes sur 10, dans le monde ont des préjugés envers les femmes

Publié le 05 mars 2020 à 17h22 / sur La Presse

PHOTO ARCHIVES REUTERS / Source: https://www.lapresse.ca/societe/202003/05/01-5263478-neuf-personnes-sur-dix-dans-le-monde-ont-des-prejuges-envers-les-femmes.php?fbclid=IwAR3d4WvKdrqDQPabBeO6iJ3H0cxJ7KO4t3x5H9wAb6TNNtzRcROljk7zX5E

Selon les Nations Unies, « près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondues, a des préjugés envers les femmes, montre un étude publiée jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement.

C’est « 9 personnes sur 10 dans le monde (femmes comprises) qui nourrissent au moins un préjugé de ce genre ». Une base de données qui provient des 75 pays qui représentent plus de 80 % de la population.

« Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d’éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus : les préjugés profondément enracinés – tant chez les hommes que chez les femmes – contre une véritable égalité », appuie son collègue Achim Steiner.  Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28 % des gens dans le monde pensent qu’il est normal qu’un homme batte sa femme. « 

Lire l’article complet dans La Presse

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Coalition nationale contre les publicités sexistes

CNCPS

« La Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS) est un organisme sans but lucratif qui a été mis sur pied dans le but d’éliminer les publicités sexistes en les dénonçant et en exigeant leur retrait. Initiative de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), plusieurs groupes se joignent à elle très rapidement, toutes et tous se mobilisent pour faire la promotion d’un monde égalitaire. En tant que force collective, formée d’individus, de groupes communautaires et syndicaux, elle invite à l’action citoyenne pour dénoncer le sexisme. »

Page Internet: https://www.cncps.org/

Page Facebook: https://www.facebook.com/CNCPS/

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Le sexisme au travail

Source: JUMP / https://www.youtube.com/channel/UCtMSZ3KbXZfGURhM-ZGosDw

94% des femmes interrogées ont déjà été victimes de comportements sexistes sur leur lieu de travail ! 49% des femmes interrogées considèrent qu’elles n’ont pas obtenu une promotion à cause de leur sexe et 80% d’entre elles sont souvent interrompues et/ou ne sont pas écoutées quand elles parlent! Le sexisme peut être un frein pour l’avancée de la carrière des femmes et une entrave à leur épanouissement professionnel. Face à ce constat, plus de 3/4 des répondant.e.s considèrent que des outils spécifiques doivent être mis en place pour lutter contre le sexisme!

Quelques statistiques européennes sur le sexisme au travail
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Techniques de répartie contre le sexisme, l’homophobie et le racisme

Source: http://stopausexisme.eu/videos/

En promouvant l’égalité des sexes aux travail, JUMP contribue à résoudre les problèmes de discrimination fondée sur le sexe dans un environnement professionnel. JUMP croit fermement que les organisations créeront de la valeur ajoutée et atteindront des performances plus élevées de manière durable. Au-delà de l’impact qu’il a sur une organisation, JUMP générère également un impact social dans la communauté en créant une société plus égalitaire.

Comment on répond à des propos sexistes ? JUMP vous propose des alternatives de réponses !

  1. L’autodérision

2. L’insolence

3. La pirouette

4. L’alexandrin

5. Le compliment

6. La vérité

7. La question

8. Et c’est justement…

9. La fausse citation

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Ces mots sexistes du dictionnaire

Des militants français dénoncent certaines définitions jugées sexistes dans le Larousse 2020.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

Photo: https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/dictionnaires-quels-sont-les-nouveaux-mots-cette-annee_2752207.html

Selon le dictionnaire Larousse, une boulangère n’est pas une femme qui confectionne du pain, mais bien « la femme du boulanger ». Et on ne parle pas ici du Larousse de 1952, mais bien de celui de 2020. Des voix s’élèvent d’ailleurs, en France, contre les définitions sexistes contenues dans ce dictionnaire. Selon la linguiste Pierrette Vachon-L’Heureux, qui a travaillé à l’Office québécois de la langue française (OQLF), la France accuse un retard par rapport au Québec sur la féminisation du français.

Le fait que le Larousse considère une présidente comme la femme d’un président et une guerrière comme une jeune femme qui revendique avec agressivité et violence sa place dans la société n’étonne pas Pierrette Vachon-L’Heureux : Nous avons affaire à une autre collectivité que la nôtre. C’est une représentation de cette société, et on voit bien qu’il y a des choses qui traînent.

Dans la société française que l’on connaît, le machisme est plus installé que chez nous. Et ça, ça fait une différence dans ce que les gens veulent projeter dans leur langage. Pierrette Vachon-L’Heureux, linguiste

Au Québec, le changement de mentalité s’est amorcé dans les années 70. À l’OQLF, à cette époque-là, on a dû proposer des formes pour les fonctions, les métiers dans l’administration publique, se rappelle la linguiste. Alors, ça a donné un élan et c’est là qu’on s’est mis à proposer toutes sortes de formes féminines.

Ce changement est toutefois loin de s’être fait dans l’harmonie. Il y a eu beaucoup de réticences, à plusieurs endroits, mais ça s’est installé petit à petit, affirme Pierrette L’Heureux-Vachon.

Et cette réticence existe toujours à l’heure actuelle en France. La linguiste affirme même que certaines de ses amies françaises se sont fait réprimander pour avoir demandé de se faire appeler directrices.

Sous la pression des militants en France, les responsables du Larousse ont affirmé que des changements seront apportés à la définition de certains mots.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/entrevue/155108/linguiste-francais-sexisme-feminisme-langue

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TOUT PEUT CHANGER dans les coulisses du sexisme à Hollywood [Bande annonce]

https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/ Article du journal des femmes – Marie Dis.

Bande annonce de « Tout peut changer »

Synopsis : Tout peut changer est un documentaire qui révèle ce qui se cache derrière l’une des aberrations de l’industrie du cinéma américain : la sous-représentation des femmes à Hollywood. Le réalisateur Tom Donahue met en avant des décennies de discrimination à l’égard des femmes derrière et devant la caméra, grâce notamment à une méthode inédite d’étude des données chiffrées, avec, à l’appui, des centaines de témoignages accablants.  Plus important encore, le film cherche et propose des solutions qui vont au-delà de l’industrie du cinéma et bien au-delà des frontières américaines, à travers les témoignages de nombreuses voix d’Hollywood, dont Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon, Sandra Oh, Jessica Chastain, Chloë Grace Moretz, Shonda Rhimes, ou encore, Geena Davis, également productrice exécutive du film ; pour mettre en exergue ce qui peut et doit changer.

@ Marie Dis, Journal des femmes culture, https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2604295-tout-peut-changer-dans-les-coulisses-du-sexisme-a-hollywood-bande-annonce/

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Quelques statistiques

Source et lien d’auteure de l’article: Fédération des maisons d’hébergement pour femmes – « Quelques statistiques »

La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

La violence à l’égard des femmes est une problématique systémique dont l’ampleur est toujours inquiétante au 21e siècle, malgré les nombreuses avancées réalisées. Cette problématique dépasse le cadre de référence de la violence conjugale, car c’est de tout un système dont il s’agît. Un système de domination, qui prend source dans le patriarcat et se nourrit des inégalités, des valeurs, des religions et des lois, persiste encore aujourd’hui. C’est ce système d’inégalités, sur plusieurs plans, qui génère et maintien la violence faite aux femmes[MP1] . Toute action qui dévalorise les femmes,  ou perpétue leur inégalité vis-à-vis des hommes contribue à renforcer la tolérance de la société à l’égard de la violence faite aux femmes et minimise l’importance du problème. Reconnaître le contexte social de la violence faite aux femmes est nécessaire pour y fin.

Inégalité économique

En 2009, le revenu moyen des femmes était de 23% inférieur à celui des hommes, soit près de 10000$ de moins par année. Le salaire horaire moyen des femmes était de 13 % plus bas que celui gagné par les hommes. Pas moins de 63,4 % des personnes travaillant au salaire minimum étaient des femmes(ISQ, 2009). À cette faiblesse de revenu s’ajoute celle associée à la monoparentalité. Le revenu d’emploi des mères seules n’équivaut qu’à 68,7 % de celui des pères seuls (SCF, 2010).

Inégalités professionnelles

Même lorsque les femmes s’orientent vers une carrière typiquement masculine comme le génie, leur rémunération est moins élevée. La ségrégation professionnelle, est l’une des formes les plus pernicieuses d’inégalité sur le marché du travail puisqu’elle s’accompagne de moins bonnes conditions de travail et de rémunération inférieure dans les professions féminines (Boulet, 2013). En 2012, des 13 300 postes de cadres supérieurs au Québec, plus de 10 000 sont occupés par des hommes(Boulet. 2013). En 2007, les femmes accomplissent annuellement 19 % d’heures réelles de travail de moins que les hommes. Elles s’absentent quatre fois plus d’heures que les hommes pour des obligations personnelles ou familiales et perdent 24 % plus d’heures en raison de la maladie ou de l’incapacité (SCF, 2010).

Inégalités (violence) sexuelle

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment 96 % des victimes d’agression sexuelle. Dans leurs relations actuelles, une femme sur trois et un homme sur cinq rapportent être victimes de coercition sexuelle  (c’est-à-dire faire en sorte qu’une personne s’engage dans une activité sexuelle malgré sa propre volonté de la part de leur partenaire), tandis que une femme sur cinq et un homme sur quatre rapportent perpétrer de la CS dans leur couple (CRIPAS, 2010).

Inégalités domestiques

Selon les données du Recensement de 2006, de Statistiques Canada, les Québécoises assureraient 60% du travail domestique et elles représentaient 70% des aidantes naturelles. En 2005, dans la population de 15 ans et plus, les femmes consacrent 54 % de leurs heures productives au travail domestique et 46 % au travail professionnel, alors que c’est l’inverse chez les hommes (34 %, travail domestique; 66 %, activités professionnelles) (SCF, 2010).

Inégalités en santé

En 2005, en proportion, plus de femmes que d’hommes déclarent avoir au moins un problème de santé de longue durée (71,8 % des femmes, 63,6 % des hommes). Toujours en 2005, plus d’une femme sur quatre (26,0 %) comparativement à un homme sur cinq (19,5 %) affiche un degré élevé de détresse psychologique (intimement liée aux troubles mentaux)

L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes (SCF, 2010).

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Sexisme bienveillant ou galanterie ?

Source: https://www.huffingtonpost.fr/entry/dessinatrice-emma-sexisme-bienveillant_fr_5dada51ae4b0f34e3a7929a8

*** Attention *** : le sujet de la galanterie est discutable selon la personne qui la reçoit. Les personnes plus âgées y seront sensible (voir de manière agréable). Le sujet est intéressant parce qu’il crée une réflexion est un certain débat !

L’article ci-dessous est créée par l’autrice Emma qui a déjà illustré la charge mentale des femme qui a connu un succès sur les réseaux sociaux.

L’autrice Emma, connue pour son travail sur la charge mentale, sort ce jeudi 24 octobre une nouvelle BD intitulée « Des princes pas si charmants et autres illusions à dissiper ensemble! »

Si l’on parle de charge mentale aujourd’hui en France, c’est en grande partie grâce à elle. L’autrice féministe Emma, à qui l’on doit déjà trois bandes dessinées sur le sujet, revient ce jeudi 24 octobre avec la parution en librairie d’un quatrième tome intitulé “Des princes pas si charmants, et autres illusions à dissiper ensemble”.

Privilèges masculins, stratégies d’évitement ou encore histoire de la division des classes. Dans ce nouvel ouvrage, la blogueuse de 37 ans élargit le spectre des oppressions. Et ce n’est pas tout. Elle revient aussi sur une notion très largement méconnue, celle du “sexisme bienveillant”.

“Cela revient à traiter les femmes comme des petites choses à protéger”, explique cette dernière au HuffPost. On va ainsi valoriser certaines qualités dites féminines, comme la communication ou l’écoute, tout en leur refusant un gain d’autonomie. Une pratique qui s’inscrit aussi bien dans la sphère professionnelle que personnelle, précise la connaisseuse.

La galanterie peut en être une expression. Mais pas que. “On est vraiment très contents de t’avoir. Tu es sympathique, souriante. Ta présence égaye l’étage”, a par exemple confié un employeur à Emma au moment de son entretien individuel annuel. Mais rien, vraiment rien, sur son boulot au quotidien.

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Sexisme et violence

Source: hhttps://www.bienetrealecole.ca/modules-de-formation/equite-et-education-inclusive/comprendre-le-sexisme-le-racisme-et-lhomophobie/sexisme-et-violence

Un grand nombre de personnes croient que le sexisme a été éradiqué et que les femmes ont droit à la pleine égalité. Les filles et les jeunes femmes de classe moyenne ont beaucoup plus de débouchés et d’options qu’il y a 40 ans. Elles réussissent dans une multitude de professions. Un grand nombre d’entre elles ne s’identifient pas comme étant féministes. Selon elles, il n’est plus nécessaire de se battre pour atteindre l’égalité de nos jours.

En examinant la situation de plus près, on se rend compte que cette affirmation est fausse. Lorsqu’on expose les problèmes sociaux touchant les femmes au Canada, il est évident que les inégalités sociales sont toujours présentes. La fréquence des agressions sexuelles et de toutes les formes de violence contre les filles et les femmes est un autre indicateur clé et une conséquence dévastatrice de l’inégalité. (Voir le rapport intitulé « Inégalité des femmes au Canada » publié par L’alliance canadienne féministe pour l’action internationale.)

Le sexisme n’a pas disparu, il prend plutôt de nouvelles formes. Les manifestations contemporaines du sexisme sont toujours liées à l’inégalité des femmes.

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Pourquoi il faut arrêter de dire aux femmes qu’il est dangereux de voyager seule

Source: https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/2020/01/24/pourquoi-il-faut-arreter-de-dire-aux-femmes-quil-est-dangereux-de-voyager-seule / auteure: Lucie Azema / 24 janvier 2020

Non seulement c’est sexiste, mais en plus c’est faux.

Les femmes ont longtemps été écartées des voyages au long cours et des « grandes explorations ». Certaines ont réussi à s’y glisser, comme Jeanne Barret, mais à la seule condition de se faire passer pour des hommes. Ces derniers se sont longtemps gardé les possibilités d’exploits et se sont ménagé des espaces non mixtes où les femmes étaient réduites à des objets de superstitions et de craintes (notamment dans le milieu maritime) – voire à des objets tout court.

Progressivement, les femmes se sont mises à voyager autant que les hommes, de plus en plus loin et de plus en plus seules. Leur éviction du voyage a disparu sur le plan légal, mais persiste sous couvert de « bienveillance » : voyager seule pour une femme serait une chose beaucoup plus dangereuse que pour un homme.

L’aventure, une affaire d’hommes

Aux hommes les grands espaces, les échappées belles et les plaisirs de la solitude consentie. Pourtant, les risques du voyage existent pour eux aussi. Mais dans leur cas, c’est romantique, ça relève du dépassement de soi, c’est l’aventure avec un grand A.

La femme, quant à elle, c’est celle qui reste. A l’image de Pénélope qui attend fidèlement Ulysse pendant que celui-ci enchaîne les aventures et les exploits. L’héroïsme de Pénélope réside dans son attente, sa patience, son immobilité. Le voyage est censé être dangereux pour les femmes, on leur répète qu’elles vont à l’avant de grands dangers. En revanche, il est leur est recommandé de s’anéantir dans l’amour et dans l’attente de celui-ci.

La grande force de ce modèle est de faire apparaître les contre-histoires (on aurait même envie d’écrire les contre-destins) comme exceptionnels. Alors oui, en un sens, ils le sont : pour une femme, jouir pleinement de sa liberté de mouvement – et de sa liberté en général – requiert un élan supplémentaire. Le coût social, psychologique et relationnel est bien plus grand que pour un homme.  Mais cette vision appliquée à un argumentaire sexiste et misogyne revient à affirmer qu’une femme qui voyage seule prend des risques inconsidérés, que dans le meilleur des as elle est inconsciente – sinon qu’elle est immorale.

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Exemple de sexisme bienveillant

« Nous sommes samedi matin. Je viens de démarrer ma voiture pour la faire réchauffer avec le froid nordique qui couvre le Centre-du-Québec. Surprise au retour dans ma voiture, le pare-brise est fissuré.

Un homme m’écris via un réseau social très populaire pour avoir des nouvelles. Je ne le connais pas vraiment (voir pas du tout). Je lui raconte ma mésaventure et la discussion devient vraiment « weird ».

Lors de la discussion, l’homme me nomme « ma chérie », « ma belle » alors que je ne le connais pas du tout. (sexisme bienveillant)

Il me demande mes papiers d’assurances pour vérifier ma franchise pour mon pare-brise et le nom de mon contact. Je refuse relativement poliment. (Sexisme bienveillant)

Puis après mon refus, il ajoute que je suis « bête ». Je ne comprends toujours pas comment je peux réussir mon compte, alors que ce sont des textos. Je me fais répondre qu’il lit les émotions. (mansplanning / sexisme bienveillant)

Résultat, je me suis fâchée, je l’ai bloqué et j’ai écrit cette publication.

Je peux comprendre que la personne avait la magnifique intention de m’aider. Cependant, je ne t’appartiens pas, je ne te connais pas et la confiance, à mon avis, ça se mérite.

Je me suis sentie comme une enfant de 2 ans, immature et incapable de gérer mes responsabilités. Je me suis sentie comme une incompétente, « poche » et oui, profondément offensée.

Cependant, je me suis fâchée. Ce genre d’irrespect, à mon avis, c’est tout simplement non ! C’est tout simplement inacceptable. Je l’ai nommé et je le dénonce. Je ne suis pas inférieure, je ne le serai jamais !

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Entrevue – Radio-Canada

Le 8 janvier 2020, l’agente de projet de la TCMFCQ, Maryse St-Arneault, était en entrevue à l’émission Facteur matinal de Radio-Canada pour parler du projet Sexisme, pas ici !

Pour réentendre l’entrevue, cliquer sur le lien ci-dessous:

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/facteur-matinal/episodes/452051/rattrapage-du-mercredi-8-janvier-2020/6?fbclid=IwAR0qmuDQfFl1LPhafp2ZbqfjB17ZYAxi1PPt71YgD3o13UnetxhUDT-PkJ4

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Un genre d’énigme

Source: @MarcCassivi – LaPresse – http://plus.lapresse.ca/screens/1c8d0d38-3983-4632-82ef-c52faf93f8e3__7C___0.html / 19 mars 2017

Chronique de Marc Cassivi, La Presse. 19 mars 2017.

Commençons par une énigme.

Un homme et son fils ont un grave accident de la route. Le père meurt sur-le-champ. Son fils, grièvement blessé, est envoyé d’urgence à l’hôpital le plus proche. Arrivé sur place, il est accueilli par un médecin qui, secoué, dit aux ambulanciers : « Je ne peux pas opérer ce garçon. C’est mon fils. »

Qui est ce médecin ?

Commençons par une énigme. Un homme et son fils ont un grave accident de la route. Le père meurt sur-le-champ. Son fils, grièvement blessé, est envoyé d’urgence à l’hôpital le plus proche. Arrivé sur place, il est accueilli par un médecin qui, secoué, dit aux ambulanciers : « Je ne peux pas opérer ce garçon. C’est mon fils. »

Qui est ce médecin ? Réfléchissez-y un instant, puis revenez (donc) lire le reste de cette chronique…

Comme je suis un homme et que je surestime sans doute mon intelligence (on y reviendra), lorsqu’on m’a posé récemment cette énigme sur les préjugés inconscients – vieille d’au moins une trentaine d’années –, j’ai cru que j’avais élucidé le mystère. « C’est un couple gai ! Le chirurgien est homosexuel. Vous ne m’aurez pas ! »

Et comme la plupart des gens, tous sexes confondus, j’avais tort.

Si vous avez hésité avant de répondre, ou que vous n’avez pas trouvé la réponse, c’est que vous avez, tout comme moi et la vaste majorité des répondants, intégré le stéréotype selon lequel un chirurgien est forcément un homme. Comme moi, qui me prétends féministe, vous n’avez pas pensé spontanément que le médecin qui a accueilli le garçon blessé était en fait sa mère.

Les stéréotypes et les préjugés inconscients régissent nos interactions, bien davantage que l’on ne le présuppose. Ils façonnent insidieusement notre manière de réfléchir, d’anticiper et d’appréhender le monde dans lequel nous vivons. Un monde où, malgré les avancées du féminisme, l’on présume généralement que c’est un homme qui est en position d’autorité (ce qui n’est pas faux).

Ce n’est pas par mauvaise volonté. Notre cerveau est conditionné depuis notre naissance à analyser spontanément des situations selon un certain nombre d’a priori ayant trait au genre, à l’âge, au groupe ethnique, à la religion, à l’orientation sexuelle, etc.

Il est aussi influencé par la manière dont on lui présente les choses : les mots qui sont par exemple utilisés pour raconter une histoire (il y a volontairement une majorité de termes masculins dans l’énigme du début de cette chronique).

Dans un fascinant dossier publié dans nos pages, mes collègues Marie-Claude Malboeuf et Mathieu Perreault s’intéressent à ce qui modèle différemment les comportements des filles et des garçons dès le plus jeune âge. Des chercheurs américains ont révélé en janvier dans la revue Science qu’entre l’âge de 5 et 6 ans, la perception que les fillettes ont d’elles-mêmes change de manière radicale : alors qu’elles se considèrent comme aussi brillantes que les garçons à 5 ans, ce n’est plus le cas à peine un an plus tard.

Selon ce qu’ont révélé les chercheurs à mes collègues, quelque 65 % des filles et des garçons de 5 ans interrogés dans le cadre d’une étude sur un jeu destiné aux enfants « vraiment, vraiment intelligents » considéraient que le personnage surdoué mis en scène était du même sexe qu’eux. Mais dès l’âge de 6 ans, les filles avaient à 60 % tendance à associer le fait d’être brillant à un personnage masculin (contre 64 % pour les garçons).

Comment expliquer ce soudain revirement de perception ? Il serait lié à l’âge de la raison, cette période d’apprentissage où l’enfant prend conscience du monde qui l’entoure, de l’image qu’il projette et de la manière dont il est perçu par les autres.

Le moment de la perte de l’innocence coïncide, selon cette nouvelle étude américaine, avec celui où plusieurs jeunes filles perdent soudainement confiance en leurs moyens et s’estiment « moins intelligentes » que les garçons. Même lorsqu’elles obtiennent de meilleurs résultats scolaires !

Ce phénomène est sans doute lié aux préjugés tenaces qu’entretiennent autant les hommes que les femmes sur la réussite : les filles réussissent parce qu’elles travaillent fort et sont disciplinées ; les garçons réussissent parce qu’ils ont des aptitudes supérieures et un talent naturel.

Pour leur faire un compliment, on dit aux filles qu’elles sont belles, alors qu’on dit aux garçons qu’ils sont doués. C’est un réflexe intégré qui perdure même à l’âge adulte. Vous irez voir les commentaires sous les photos de vos amies sur Facebook pour vous en convaincre (« T’es tellement belle ! ! ! » et autres variations sur le même thème).

Ce conditionnement culturel a de nombreux effets pervers. Il contribue notamment à ce que les filles se privent, dès un très jeune âge, d’expériences formatrices qui pourraient forger favorablement leur estime d’elles-mêmes (et leur servir dans leur vie professionnelle). Il explique aussi en partie, selon les chercheurs, pourquoi si peu de femmes se destinent à des carrières scientifiques, en particulier en physique ou en mathématiques.

Cette tendance à sous-estimer le potentiel des filles n’est pas propre aux États-Unis ou à l’Amérique du Nord, selon ce que révèlent les spécialistes consultés par mes collègues.

Les deux tiers des Européens interrogés à ce sujet il y a deux ans ont déclaré que les femmes n’avaient pas les capacités suffisantes pour devenir des « scientifiques de haut niveau ».

C’est un constat choquant, mais un peu partout dans le monde, les parents trouvent leurs fils plus intelligents que leurs filles. Et inversement, filles comme garçons estiment leur père plus intelligent que leur mère. Bref, les garçons profitent d’un préjugé très favorable eu égard à leurs capacités cognitives, contrairement aux filles.

Les hommes eux-mêmes (j’y faisais référence en début de chronique) se croient plus intelligents qu’ils ne le sont réellement, ce qui n’est pas le cas des femmes. Alors que dans les faits, selon une majorité de spécialistes, il n’y a pas d’écart significatif en matière de mesure de l’intelligence des hommes et des femmes.

Le cercle des préjugés est particulièrement vicieux et nourrit sans relâche le sexisme. Devant des garçons qui surestiment leurs capacités et sous-estiment celles des filles, celles-ci, pourtant plus lucides vis-à-vis de leurs propres compétences, se trouvent désavantagées très tôt en société.

C’est démontré scientifiquement : bomber le torse procure un avantage net à l’homme, alors que la modestie de la femme lui nuit. L’homme benêt qui se targue de ses exploits réussit mieux que la femme supérieurement intelligente jouant la carte de l’humilité. On dira que la plus récente élection présidentielle américaine en est la preuve irréfutable…

— Marc Cassivi, la Presse —–

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SansStéréotypes: Les choix scolaires et professionnels (SCF)

Info-lettre du Secrétariat à la condition féminine du Québec.

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Les choix scolaires et professionnels

Les garçons et les filles peuvent mettre à profit leur plein potentiel dans une multitude de domaines professionnels. Cela dit, les choix de carrières des jeunes sont encore très influencés par les modèles qui leur sont présentés.   Une ingénieure mécanique, un infirmier, pourquoi pas? Proposer des modèles diversifiés de femmes et d’hommes qui travaillent dans différents domaines offre aux enfants la possibilité d’envisager des options aussi nombreuses que variées et d’exprimer leur personnalité en s’affranchissant des stéréotypes associés à leur sexe. Pour en savoir plus…

LE SAVIEZ-VOUS ?

En 2018, les femmes gagnaient en moyenne 89 cents pour chaque dollar gagné par les hommes (Statistique Canada, 2019). Cet écart de salaire s’explique en partie par le fait que les emplois majoritairement féminins continuent d’offrir une rémunération inférieure à celle des emplois à prédominance masculine.

Une majorité de femmes se retrouve dans un nombre plus restreint de professions par rapport aux hommes. En 2017, près de 70% des filles inscrites à la formation professionnelle au secondaire (DEP) se concentraient dans deux domaines d’études, alors que les garçons se répartissaient dans une plus grande variété de domaines (CSF, Portrait des Québécoises, édition 2018).  

Les différences d’intérêts entre filles et garçons, et entre femmes et hommes, n’ont rien de biologique. Elles ne sont donc pas liées au sexe, mais à une éducation différente selon qu’il s’agit d’une fille ou d’un garçon.

Votre intervention peut changer les choses :

  1. Diversifiez les activités pour que les enfants cultivent toutes les compétences nécessaires à leur réussite scolaire.
  2. Amenez les enfants à acquérir une ouverture d’esprit par rapport aux choix des autres.
  3. Démontrez que le sexe d’une personne ne la restreint pas dans ses choix.
  4.  Démontrez aux enfants qu’il existe des modèles variés de travailleuses et de travailleurs (par exemple, une camionneuse et un infirmier).
  5. Invitez les jeunes à explorer différentes avenues qui reflètent leurs propres intérêts et compétences en matière de choix scolaires et professionnels.

Vous êtes parents?

Avec quelques changements simples dans vos interventions, vous pouvez favoriser l’épanouissement des filles et des garçons qui vous entourent.

Pour d’autres idées d’intervention, consultez la rubrique Que pouvons-nous faire?

Vous travaillez dans un service de garde éducatif à l’enfance?

Téléchargez ou procurez-vous le livre Tu peux d’Élise Gravel et faites-en la lecture avec les jeunes afin de les sensibiliser aux différentes manières d’exprimer leur personnalité, qu’ils soient filles ou garçons.

Vous travaillez en milieu scolaire?

Visionnez la capsule vidéo « Défi construction », de la Commission de la construction du Québec, qui met en lumière de façon ludique les avantages d’avoir une mixité dans les différents domaines de professions.

Explorez aussi notre boîte à outils Les choix scolaires et professionnels pour voir toute la variété des outils disponibles.

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Le Québec est une femme capricieuse

Leduc,Louise (2008, 27 octobre). « Le Québec est une femme capricieuse ». Le Nouvelliste (Trois-Rivières).

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Leduc,Louise (2008, 27 octobre). « Le Québec est une femme capricieuse ». Le Nouvelliste (Trois-Rivières).

Au sortir d’une campagne électorale où le Bloc a réussi à bien s’accrocher, les Québécois n’ont pas très bonne presse au Canada, les chroniqueurs politiques nous attribuant la responsabilité de cet autre gouvernement minoritaire. Pour une psychanalyse politique « coast to coasts », étendez-vous, c’est par ici.

Les Québécois ont un « problème d’engagement ». Ce sont des profiteurs. Ils prennent le Canada pour un « guichet automatique » Ils ont un « blocage mental ». Ils sont omnibulés par leur « dogme collectiviste ». Et le drapeau du Québec, le temps d’un éditorial dans le National Post, devient « le drapeau de Maurice Duplessis ».

Depuis les dernières élections fédérales, le Québec essuie un tir particulièrement nourri de critiques, particulièrement du Globe and Mail et du National Post.

Le 18 octobre, Margaret Wente, chroniqueur au Globe and Mail faisait une Louise Deschatelets d’elle-même et écrivait toute sa chronique sous la forme d’un courrier du cœur. L’amoureux éconduit écrit avoir couvert d’argent sa belle, lui avoir donné un siège à l’UNESCO, l’avoir accompagné à l’opéra, au théâtre « et à tous ces galas de riches que je déteste ». En vain. Reviré de bord le gars. La courriériste lui demande alors si sa flamme n’aurait pas des difficultés à s’engager. « Peut-être ne fait-elle que vous utiliser. Avez-vous tous les deux songé à vous séparer ? »

Deux jours plus tard, dans le même journal, Jeffrey Simpson concluait sa chronique intitulée « Quebeckers’ mental Bloc » en demandant pourquoi Ottawa, après six victoires bloquistes, « devrait continuer à jouer un jeu qui lui est perdu d’avance ».

En entrevue, Jeffrey Simpson se défend bien d’avoir fait par là un appel à la séparation, mais ne cache pas qu’il est « frustré », frustré que Wilfrid Laurier à Gilles Duceppe, en passant par Pierre Elliott Trudeau, les Québécois, quand ils en ont la possibilité, vote toujours pour un Québécois. Or, Stephen Harper ne l’est pas et tout indique que les libéraux iront au front la prochaine fois avec un non — Québécois (Bob Rae, Michael Ignatieff ou Frank McKenna). Bref, pour encore un bout de temps, ça risque d’être bloc ou rien, analyse-t-il.

Racistes, alors les Québécois, à votre avis ? « Vous utilisez le mot raciste, pas moi. Moi je dis tout simplement que l’Histoire nous démontre que chaque fois que les Québécois ont eu le choix entre un parti dirigé par un Québécois et un non-Québécois, ils ont toujours opté pour le Québécois ».

Reproduite sur Internet, la chronique de Simpson a suscité une conversation nationale. Une vraie.

Plus de 4500 commentaires

Là-dessus, beaucoup, beaucoup de Québécois, des Canadiens anglais et même un gars de New Delhi (un Canadien exilé là-bas ?) qui y va de trois suggestions. Le Québécois, écrit-il, c’est a) un Tanguy qui vit aux crochets de ses parents et mange les tartes de maman sans rien donner en retour, b) le frère aîné de l’enfant prodigue qui menace de partir à son tour s’il ne reçoit pas plus, c) l’épouse infidèle qui reste avec son mari pourvoyeur tout en refusant de partager son lit ou ses responsabilités familiales.

L’image de la femme difficile pour décrire le Québec est récurrente. Pourquoi le Québec est-il une femme ? demande-t-on à Briane Gable, caricaturiste au Globe and Mail. « Bonne question ! lance-t-il en rigolant. C’est vrai qu’ici, quand on pense au Québec, on pense à sa culture, à sa sensibilité, des caractéristiques qu’on associe spontanément aux femmes. Et j’ai bien l’impression que quand les Québécois ferment les yeux et pensent au Torontois typique, ils pensent à un homme d’affaires, pas très sensuel et un peu ennuyeux ».

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Première édition – Alerte

Les fêtes arrivent à grands pas. Des festivités remplies de joie et… de blagues communément appelées « jokes » de « mononcle ».

«Qu’est-ce qu’une femme qui a perdu son intelligence?
Une veuve»

On hésite entre le roulement « d’zyeux », le soupir d’exaspération ou le rire jaune. Et pourtant, ces genres de remarques s’accumuleront les unes après les autres, le tout en alourdissant l’atmosphère d’un malaise grandissant.

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Une brigade pour contrer le sexisme

Dans l’ordre, Marie-Pierre Lupien de la Collective des femmes de Nicolet, Maryse St-Arneault, agente de projet à la TCMFCQ, Mélanie Bergeron du Comité régional de développement social, Francyne Ducharme, directrice de la TCMFCQ et Ève Champagne de la MRC d’Arthabaska (Photo : http://www.lanouvelle.net)

La Table de concertation du mouvement  des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ) lance, avec ses partenaires, une campagne pour contrer le sexisme dans la région. Un projet qui prend la forme d’une nouvelle brigade d’intervention, la brigade SPI (Sexisme, pas ici).

Une campagne, avec un côté ludique, qui s’inspire des brigades américaines CSI. «C’est un projet pour contrer le sexisme au Centre-du-Québec pour qu’elle devienne une région où il n’y aurait pas de manifestations de sexisme», a indiqué Francyne Ducharme, directrice de la TCMFCQ,

Il s’agit d’un projet échelonné sur deux ans pour lequel le Secrétariat à la condition féminine du Québec a contribué à la hauteur de 100 000 $.

«Le projet, on l’a construit dans l’idée d’une mobilisation des partenaires et de la région contre le sexisme. C’est un mouvement de sensibilisation pour amener les gens à se demander s’il existe des comportements sexistes dans leur organisation et ce qu’ils peuvent faire pour les éliminer. Dans deux ans, on verra si c’était une utopie, si on est en route vers, ou si on devra réaliser un autre projet pour pouvoir contrer le phénomène», a précisé Mme Ducharme.

La campagne vise à sensibiliser sur ce qu’est le sexisme, sur ses différentes formes, à proposer des actions pour le contrer et à encourager les bonnes actions dans la région. «L’objectif est de mobiliser la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes», a confié l’agente de projet à la TCMFCQ, Maryse St-Arneault.

Maryse St-Arneault et Francyne Ducharme ont présenté le projet, mercredi, en conférence de presse au Musée Laurier. (Photo http://www.lanouvelle.net)

Le sexisme, a-t-on constaté, fait partie du quotidien. «Mais on ne s’en rend pas compte. On ne le réalise pas, et on ne réalise pas les conséquences néfastes sur les gens qui le subissent», a souligné Mme St-Arneault.

Ainsi, cette campagne de deux ans vise à sensibiliser les Centricois et Centricoises âgés de 18 ans et plus sur les différentes formes de sexisme, sur les conséquences que cela peut amener. «Et un point important, nous voulons encourager les gens à poser des actions positives, les encourager aussi à continuer dans leurs actions non sexistes», a-t-elle signalé.

À la manière d’une brigade policière CSI, les intervenants invitent les citoyens à s’engager à lutter contre le sexisme.

Et pour faire partie de la brigade SPI, différentes activités seront proposées au cours des deux prochaines années. En s’engageant, les citoyens recevront un macaron permettant de les identifier.

Parmi les activités à venir, figurent des ateliers de formation qui pourront prendre l’allure de l’analyse d’une scène de crime en lien avec le thème, des ateliers interactifs pour amener les participants à reconnaître ce qu’est le sexisme.

On élaborera aussi une charte antisexiste. On invitera les gens à la signer, à s’engager à des actions concrètes pour lutter contre le sexisme.

Durant la deuxième année, une exposition s’annonce. «Une exposition mobile d’œuvres dénonçant le sexisme, des œuvres qui  seront exposées dans les différentes MRC du Centre-du-Québec. Donc, l’exposition va se promener», a fait savoir Maryse St-Arneault.

Une manière, donc, de s’engager pour les artistes ou tout citoyen qui créera une œuvre.

À la fin de la deuxième année, on a prévu une journée de réflexion sur le sujet, de même qu’une soirée hommage. «On invitera les gens, les entreprises et organismes à s’inscrire, à dire ce qu’ils ont fait pour contrer le sexisme. Nous récompenserons ceux s’étant démarqués pour les féliciter de contribuer à un milieu égalitaire au Centre-du-Québec», a indiqué la chargée de projet.

Des capsules animées, une infolettre dénonçant les diverses formes de sexisme et des jeux-questionnaires sur les réseaux sociaux font partie aussi des actions mises de l’avant.

La TCMFCQ n’a éprouvé aucune difficulté à rallier différents partenaires autour de son projet. «Ça allait de soi. Cela fait partie de notre mission», a fait savoir Marie-Pierre Lupien de la Collective des femmes de Nicolet.

«Ce projet constitue un bel outil de sensibilisation pour aller plus loin, pour travailler à ce que les hommes et les femmes puissent vivre de façon égalitaire dans toutes les sphères de la vie», a confié Mélanie Bergeron du Comité régional de développement social.

Pour Ève Champagne de la MRC d’Arthabaska, «l’information et la sensibilisation représentent la meilleure façon de faire évoluer les mentalités et de mettre à la poubelle les façons de penser sexistes».

La Corporation de développement communautaire de L’Érable, le Pôle d’économie sociale Centre-du-Québec, la Table régionale de concertation des personnes aînées du Centre-du-Québec, Dentelle et crinoline et le Réseau des répondantes diocésaines à la condition des femmes du diocèse de Nicolet font partie aussi des partenaires.

Source: https://www.lanouvelle.net/2019/11/06/une-brigade-pour-contrer-le-sexisme/ / Claude Thibodeau, La nouvelle/L’union

SEMAINE DE L’ÉGALITÉ DES SEXES #GrâceàVous

SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE

Du 20 au 26 septembre, c’est la Semaine de l’égalité des sexes de 2020 dédiée à sensibiliser sur les contributions importantes des femmes et des gens de diverses identités de genre ont apportées au Canada.

Une occasion de célébrer les réalisations et les accomplissements dans l’avancement de l’égalité des sexes et de renouveler l’engagement à combler les écarts persistants en matière d’égalité des sexes. (1) Parce que oui, des écarts, il en existe encore !

Le site Internet de Condition Féminine Canada (CFC) propose des activités pour participer à la Semaine de l’égalité des sexes de 2020 sous le thème #GrâceàVous.

« La Semaine de l’égalité des sexes découle de l’adoption du projet de loi C-309, la Loi sur la Semaine de l’égalité des sexes, qui a reçu la sanction royale le 21 juin 2018. Cette législation fait de la quatrième semaine de septembre la Semaine de l’égalité des sexes. »(2)

(1) https://cfc-swc.gc.ca/commemoration/gew-ses/about-apropos-fr.html (2) https://cfc-swc.gc.ca/commemoration/gew-ses/about-apropos-fr.html

Pendant 24 h

L’artiste Grand Corps Malade a créé son dernier album « Mesdames » avec l’idée de rendre hommage aux artistes féminines françaises.

Pendant 24 heures suppose qu’il est possible de changer de corps pendant 24 heures. L’artiste choisi de faire le changement avec Suzanne. Alors qu’il se retrouve dans un corps de femme, il prend conscience des inégalités quotidiennes des femmes alors que Suzanne réalise les avantages des hommes.

Peut-être que s’il était possible de changer de corps, certaines personnes pourraient réellement prendre conscience des inégalités qui persistent encore. Même en 2021.

NOUVEAUTÉ !!! INSTAGRAM

Bonjour spécialistes de la brigade SPI. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consiste à retrouver les publicités, émissions (radio, télé), attitudes qualifiées de Sexistes.

Vous pouvez le faire en groupe ou seulE, mais il est indispensable d’impliquer la cheffe de brigade SPI (sexisme, pas ici). D’ailleurs, c’est une experte et pourra vous guider tout au long de votre mission. Elle saura vous donner les informations adéquates.

Munissez-vous d’un téléphone intelligent, chargez-le, photographiez et gardez l’oeil ouvert. Très grand ouvert. Le sexisme est insidieux et comme un vieux meuble de salon, il passe inaperçu avec la décoration. Soyez vigilantEs.

Dès que vous avez connaissance de quelque chose, prenez-le subtilement en photo et partagez-le sur Instagram. Si vous craignez pour votre sécurité, il est possible de le faire de manière anonyme. (1)

Le compte Instagram de la brigade SPI

(1) texte inspiré de la série « Mission impossible »

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